Corrompu (partie 2)… et manquant le but

Dans l’article précédent j’ai observé que la Bible nous décrit comme corrompus par rapport à l’image originale de Dieu à laquelle nous avons été créés. Une analogie visuelle qui m’a aidé à mieux le ‘voir’ était celle des orcs de Middle Earth, corrompus par rapport aux elfes. Mais d’un point de vue biblique, comment est-ce arrivé?

C’est enregistré dans le livre de la Genèse dans la Bible. Peu après avoir été créés ‘à l’image de Dieu’ les premiers humains ont été éprouvés. Le récit rapporte un échange avec un ‘serpent’. Le serpent a toujours universellement représenté Satan – un adversaire angélique à Dieu. Dans la Bible, Satan confronte généralement en parlant à travers une autre personne. Dans ce cas il a parlé à travers un serpent. L’échange nous est rapporté de la façon suivante.

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: «Dieu a-t-il vraiment dit: ‘Vous ne mangerez aucun des fruits des arbres du jardin’?»

La femme répondit au serpent: «Nous mangeons du fruit des arbres du jardin. Cependant, en ce qui concerne le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: ‘Vous n’en mangerez pas et vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.’»

Le serpent dit alors à la femme: «Vous ne mourrez absolument pas, mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu: vous connaîtrez le bien et le mal.»

La femme vit que l’arbre était porteur de fruits bons à manger, agréable à regarder et précieux pour ouvrir l’intelligence. Elle prit de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il en mangea. Leurs yeux à tous les deux s’ouvrirent, et ils prirent conscience qu’ils étaient nus. Ils attachèrent des feuilles de figuier ensemble et s’en firent des ceintures. (Genèse 3:1-7)

Le point crucial de leur choix, et donc la tentation, était qu’ils pourraient ‘être comme Dieu’. Jusqu’à présent ils avaient implicitement fait confiance à Dieu pour tout et L’avaient pris au mot pour tout. Maintenant ils avaient le choix de le délaisser, de devenir ‘comme Dieu’, de faire confiance en eux-mêmes et de se prendre au mot. Ils pourraient devenir eux-mêmes ‘dieux’, capitaines de leurs propre navires, maîtres de leur destin, autonomes et ne répondant qu’à eux-mêmes. Bien avant The God Delusion (l’illusion de dieu) de Dawkins, les premiers humains sont tombés dans le piège de la vraie illusion de dieu – qu’ils pourraient être ‘comme Dieu’.

Dans la Déclaration d’indépendance quelque chose a changé en nos ancêtres. Le récit nous dit qu’ils ont senti la honte et ont essayé de se couvrir. En fait, juste après, quand Dieu confronte Adam au sujet de son infraction à l’alliance, il blâme Ève (et Dieu qui l’a créée). A son tour elle blâme le serpent. Personne ne voulait accepter la responsabilité.

Ce qui a commencé ce jour-là se poursuit parce que nous avons hérité de cette disposition innée. Voilà pourquoi les israélites (dans l’article précédent) au temps d’Osée se comportaient comme Adam – parce qu’ils (comme nous) avaient hérité de cette disposition. Certains comprennent mal le récit biblique en inférant que nous sommes coupables de la rébellion d’Adam. En fait, le seul coupable est Adam mais nous vivons les conséquences de la rébellion. Pensons à la génétique. Nous avons hérité d’Adam une nature qui cherche la mutine et donc de manière innée, presqu’inconsciemment, mais de plein gré nous poursuivons la révolte entamée. Être dieu de l’univers n’est pas le seul objectif, mais dieux de nos circonstances; capitaines de nos vaisseaux; autonomes à part de Dieu. Le refrain de Bon Jove “It’s my life” (“C’est ma vie”), celui de Frank Sinatra plus sublime “I did it my way”(“Je l’ai fait à ma façon”), les revues Self (Soi) qui parsèment les allées de supermarchés sont un reflet léger de ce désir, tandis que Mein Kempf (“Mon combat”) de Hitler et le culte de personnalité du dirigeant Kim Jong-II de la Corée du Nord (appelé ‘Cher Dirigeant’) sont des échos bien plus sombres. Ces exemples exposent la tendance en notre nature commencée par la rébellion d’Adam.

Voilà qui explique tant de pour acquis de la vie humaine. C’est la raison du besoin partout de verrous pour les portes, de la police, d’avocats, de mots de passe cryptés pour les opérations bancaires – parce que dans l’état actuel nous allons voler les uns des autres. C’est pourquoi les empires et sociétés finissent tous par se détériorer et s’effondrer – parce que les citoyens de tous ces empires ont tendance à se dégrader. Voilà pourquoi après avoir essayé toutes formes de gouvernements et de systèmes économiques, et bien que certains fonctionnent mieux que d’autres, tout système politique ou économique semble finir par s’effondrer sur lui-même – parce que les personnes qui vivent ces idéologies sont poursuivies par les tendances qui finissent par entraîner le système entier vers le bas. Voilà pourquoi aucune religion n’a pleinement réalisé la vision de leur société – l’athéisme non plus (pensez à l’Union soviétique de Staline, la Chine de Mao, le Cambodge de Pol Pot) – parce que quelque chose dans notre façon d’être tend à nous faire manquer la vision.

En fait, le mot ‘manquer’ résume bien notre situation. Un verset de l’ancien testament donne une image qui m’a aidé à mieux le comprendre. Il dit

Parmi toute cette troupe, il y avait 700 hommes d’élite qui étaient gauchers. Tous ceux-là pouvaient, en lançant une pierre avec la fronde, viser un cheveu sans le manquer. (Juges 20:16)

Ce verset décrit des soldats experts à manier la fronde et qui ne manquaient jamais. Le mot en hébreu traduit ‘manquer’ ci-dessus estיַחֲטִֽא׃ (prononcé Khau-tau). Ce qui est intéressant est que ce même mot hébreu est aussi traduit ‘pécher’ dans la majorité de l’ancien testament. Par exemple, ce même mot hébreu est ‘pécher’ lorsque Joseph, vendu comme esclave en Égypte, n’a pas commis l’adultère avec la femme de son maître, quand même elle le suppliait. Il lui a dit:

Personne n’est plus grand que moi dans cette maison et il ne m’a rien interdit, sauf toi parce que tu es sa femme. Comment pourrais-je commettre un aussi grand mal et pécher contre Dieu? (Genèse 39:9)

Et juste après avoir donné les Dix Commandements il est dit:

Moïse dit au peuple: «N’ayez pas peur, car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu et c’est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux afin de ne pas pécher.» (Exode 20:20)

Dans ces deux passages c’est le même mot hébreuיַחֲטִֽא׃ qui est traduit ‘pécher’. C’est exactement le même mot qui signifie ‘manquer’ en parlant de soldats lançant des frondes aux cibles que dans ces versets où il signifie ‘pécher’ en parlant de la façon dont les gens se traitent. Cette image nous aide à comprendre ce qu’est ‘pécher’. Le soldat prend une fronde et la lance pour frapper la cible. S’il manque il a failli à son objectif. De la même manière nous avons été créés à l’image de Dieu pour atteindre la cible sur la façon dont nous nous adressons à Lui et traitons les autres. ‘Pécher’ c’est manquer cet objectif, ou cette cible, prévu pour nous, et que nous par nos divers systèmes, religions et idéologies visons aussi.

Cette image corrompue et de but-manqué n’est pas belle, ne donne ni plaisir ni optimisme. Au fil des ans j’ai vu des réactions fortes contre cet enseignement biblique. Je me souviens d’une étudiante universitaire me foudroyant du regard et disant, “Je ne vous crois pas parce que je n’aime pas ce que vous dites”. Je trouve cela curieux. Comment est-ce qu’’aimer’ quelque chose a à faire avec le fait que ce soit vrai ou pas? Je n’aime pas les impôts, les guerres, le SIDA et les tremblements de terre – je doute fort que quelqu’un les aime – mais cela ne les fait pas disparaitre, et je ne peux pas non plus les ignorer. Tous les systèmes de loi, police, verrous, clés, sécurité etc. que nous avons élaboré dans la société et prenons pour acquis pour nous protéger les uns des autres suggère qu’il y a une erreur. Tout au moins, cet enseignement biblique mérite considération impartiale.

Nous voilà donc avec un problème. Nous sommes corrompus de l’état original, l’image à laquelle nous avons été créé a été gâchée, et nous ne pouvons atteindre la cible quand il s’agit d’actes moraux. Mais Dieu ne nous a pas laissé là à patauger dans notre impuissance. Il a institué un plan, que nous avons entrevu dans les Signes d’Abraham et la Pâque. C’était un plan pour nous secourir, et voilà pourquoi l’évangile signifie littéralement ‘bonne nouvelle’ – parce que ce plan est la bonne nouvelle que nous devons entendre et recevoir. Mais Dieu n’a pas attendu jusqu’à Abraham pour nous l’annoncer. En fait Il l’a d’abord annoncé dans cette même conversation avec Adam et Ève il y a si longtemps dans le Jardin. Nous verrons cette première annonce de la Bonne Nouvelle dans l’article suivant.

Mais corrompus … comme les Orcs de la Terre du Milieu

Dans mon dernier affichage j’ai examiné la fondation biblique qui explique la manière dont nous devrions voir et nous-mêmes et les autres : Dieu nous a créés selon son image à lui. Mais la Bible continue à développer cette fondation. Les Psaumes sont une collection de chants et de poèmes sacrés et le Roi David a composé le Psaume 14 en environ 1000 av. J.-C. Cet écrit présente un record de la situation courante de la perspective de Dieu.

Du haut du ciel, l’Eternel observe les hommes pour voir s’il y en a un qui est intelligent, qui cherche Dieu : tous se sont éloignés, ensemble ils se sont corrompus; il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul. (Psaume 14 :2-3)

L’expression « se corrompre » s’utilise pour décrire toute la race humaine. Puisqu’il s’agit d’un état où nous nous trouvons, la corruption se réfère au premier état d’être où nous avons été formés selon « l’image de Dieu ». Ce passage déclare que la corruption se démontre dans notre indépendance déterminée à part de Dieu (« tous » se sont « éloignés » de la recherche de Dieu) et dans notre manque du désir de faire le « bien ».

Réfléchissant aux Elfes puis aux Orcs

Lord-of-the-rings-orcs
Les Orcs étaient hideux de tant de façons. Mais ils n’étaient que des descendants corrompus des Elfes.

Pour mieux comprendre ceci, pensez aux orcs de la Terre du Milieu dans le Seigneur des Anneaux comme une illustration. En apparence, en conduite, en tant que dans leur traitement de la terre, les orcs sont hideux. Cependant, les orcs sont des descendants des elfes que Sauron avait corrompus. Si l’on pense à la majesté et à l’état harmonieux dans lequel les elfes existaient avec la nature (réfléchissez à Legolas et aux elfes de Lothlorien) et que l’on se rend compte que ces orcs dégénérés avaient été des elfes qui « se sont corrompus », l’on aura un sens de ce que ce psaume dit à propos des gens. L’intention de Dieu était des elfes mais ce qu’il a trouvé, c’était des orcs.

legalos
Les elfes étaient nobles et majestueux.

Cela convient exactement à ce que l’on peut observer universellement à propos de nous : il n’y a personne qui vive selon sa grammaire morale du bien et du mal. Souvenez-vous que nous avions vu notre grammaire morale innée. Nous sommes capables de la raison morale et reconnaître le « bon » et le « mauvais » comportement. Mais voici le problème : personne ne vit d’après cette connaissance. C’est pourquoi il est difficile des fois de nous rendre compte que nous possédons cette grammaire morale—parce que nous n’observons pas toujours ce sens moral dans nos propres actions et dans les actions d’autrui. Cela ressemble à un virus informatique qui affecte l’opération originale de l’ordinateur. Notre grammaire morale existe mais un virus l’a corrompue.

On arrive alors à une perspective qui est très éducative : le point de départ biblique qui montre les êtres humains comme doués de sensations, personnels et moraux mais aussi comme des êtres corrompus convient bien avec nos observations de nous-mêmes. Avec perspicacité, la Bible évalue l’être humain, remarquant que nous ignorons souvent la nature morale innée et la preuve, c’est que nos actions ne suivent pas vraiment les exigences de cette nature, et cela, à cause de cette corruption. La perspective biblique met le doigt dans le mille. Pourtant, cela soulève naturellement une question: Pourquoi Dieu nous a-t-il faits comme ceci—possédant une grammaire morale mais étant aussi corrompus à cet égard? L’athée Christopher Hitchens s’en plaint :

« …Si dieu avait vraiment voulu que les gens n’aient pas de telles pensées [c’est-à-dire, les pensées perverties], il aurait dû être plus prudent en inventant une espèce différente. » Christopher Hitchens. 2007. Dieu n’est pas grand: Comment la religion détruit tout. p. 100

Voici où, de sa manière précipitée d’attaquer la Bible, l’auteur oublie quelque chose de très important. La Bible ne dit jamais que Dieu nous a façonnés comme cela. Elle explique au contraire que quelque chose de terrible a eu lieu depuis la création initiale, quelque chose qui a résulté en cette situation difficile. Un événement important de l’histoire humaine a eu lieu après notre création. D’après le récit en Genèse, les premiers humains ont résisté à Dieu et leur résistance les a changés et les a corrompus.  Nous appelons cela le Péché Originel

 La Chute de l’Humanité

Cet événement capital de l’histoire humaine s’appelle souvent la Chute. Il est peut-être plus facile de le comprendre en réfléchissant à ce à quoi Adam, le premier homme, faisait face dans son rapport avec Dieu au moment où il a été créé. Pour y pénétrer plus profondément, regardons ce qu’Osée, un prophète du milieu du 8e siècle av. J.-C., nous dit. Dans son livre qui fait partie de l’Ancien Testament, il nous raconte comment son épouse l’avait souvent trompé et comment elle s’était enfuie plusieurs fois pour des liaisons avec d’autres hommes. Au milieu de sa douleur et déception, Dieu lui a ordonné d’aller chercher sa femme, de se réconcilier avec elle et de la regagner. Puis on utilise cet épisode comme une image pour nous montrer comment, aux yeux de Dieu, les Israélites de cette époque-là étaient tout comme l’épouse infidèle. Mais Dieu, comme Osée, désirait se réconcilier si seulement ils admettraient leur faute et reviendraient à lui. Dans ce plaidoyer il y a une comparaison avec Adam :

Que puis-je te faire, Ephraïm? Que puis-je te faire, Juda? Votre attachement est pareil à la nuée du matin, à la rosée qui se dissipe très vite… En effet, je prends plaisir à la bonté et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes. Comme Adam ils ont violé l’alliance; c’est alors qu’ils m’ont été infidèles. (Osée 6 : 4-7)

En d’autres termes, les actions des Israélites de l’ère d’Osée n’étaient qu’une continuation de ce qu’Adam, le premier homme, avait commencé. Il y avait eu un accord entre Dieu et Adam, semblable à un contrat de fidélité dans un mariage. Adam l’avait violé. Le livre de Genèse contient l’entrée où Adam a mangé de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. Il y avait eu une alliance ou un accord entre Dieu et Adam spécifiant que ce dernier ne mangerait pas de cet arbre-là; tous les autres étaient à sa disposition. Il ne s’agit pas d’une qualité spéciale dans l’arbre même mais c’était plutôt que sa présence donnait à Adam le choix libre de rester ou de ne pas rester fidèle à Dieu. Adam était une personne douée de sensations, simultanément créée et placée dans un rapport d’amitié avec Dieu. Adam n’avait eu aucun choix à l’égard de sa création mais, quant à son amitié avec Dieu, Dieu lui a donné l’occasion de choisir. Ce choix se centrait sur le commandement de ne pas manger d’un arbre spécifique. Tout comme il n’y a pas de vrai choix de rester debout s’il est impossible de s’asseoir, l’amitié et la confiance entre Adam et Dieu nécessitaient un contexte où une alternative viable existait. Donc, Adam avait le choix de maintenir sa fidélité envers Dieu ou non. On étudiera ce récit de plus près dans l’affichage à suivre.

 

Créés à l’image de DIEU

Dans cet article, je tiens à examiner ce que dit la Bible sur les origines de l’humanité. L’Utilisation de la Bible pour comprendre nos origines est pure folie dans de nombreux cercles modernes. Cependant, à tout le moins, une reconnaissance ouverte des insuffisances des théories «scientifiques» de l’évolution, et l’incorporation de la Genèse de l’humanité dans la structure de l’ancienne langue chinoise devrait permettre à n’importe qui, croyant et incroyant, d’avoir la liberté d’étudier ce que la Bible dit à propos de nos débuts, et de réfléchir à ce que cela signifie. C’est Donc, dans cet esprit que je veux tracer une compréhension de ce que la Bible enseigne sur nous en regardant un passage du récit de la création dans le livre de la Genèse.

Puis Dieu dit: “Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance …” Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, homme et femme il les créa » (Genèse 1:26 -. 27) «À l’image de Dieu

Cela ne signifie pas que Dieu est un être physique avec deux bras, une tête, etc. Plutôt à un niveau plus profond, c’est dire que les caractéristiques de base des personnes proviennent de caractéristiques similaires propres à Dieu. Ainsi, par exemple, Dieu (de la Bible) autant que les hommes (par observation) ont l’intellect, les émotions et la volonté. Dans la Bible, Dieu est parfois dépeint comme triste, blessé, en colère ou joyeux – la même gamme d’émotions que nous, humains ressentons. Nous faisons des choix et des décisions sur une base quotidienne. Dieu de même dans la Bible est présenté comme une personne sujette  à des opérations de choix et à des prises  de décision. Notre capacité à raisonner et à penser de façon abstraite vient de Dieu. Nous avons l’intellect, l’émotion et la volonté parce que Dieu les a et parce que nous avons été  faits à son image. À un niveau plus fondamental si l’on considère ces aspects de nous-mêmes, nous voyons que nous sommes des êtres sensibles, conscients et soucieux de «je» et «vous/tu». Nous ne sommes pas impersonnels «son». Nous sommes comme ça parce que Dieu est de cette façon. Dans cette perspective fondamentale, le Dieu de la Bible n’est pas dépeint comme une impersonnalité panthéiste telle qu’elle est comprise dans les religions orientales, ou comme la «force» dans Star Wars ; Et parce que nous sommes faits à Son image, nous non plus.

 Pourquoi sommesnous esthétiques ?

Nous apprécions aussi l’art et le théâtre. Considérez combien nous apprécions tellement naturellement et combien même nous avons besoin de beauté. Cela va au-delà de la beauté physique pour inclure la  musique et la littérature. Pensez à quel point la musique est importante pour nous – même combien il est naturel pour nous de danser. Ainsi la musique enrichit nos vies. Nous aimons les bonnes histoires, que ce soit dans les romans ou pièces de théâtre, ou plus communément, aujourd’hui, dans les films. Les histoires ont des héros, des méchants, des tragédies  et les grandes histoires gâchettent ces héros, super-vilains et ces drames dans nos imaginations. Il est si naturel pour nous d’utiliser et d’apprécier l’art sous toutes ses formes pour divertir, revigorer et nous rajeunir nous-mêmes parce que Dieu est un artiste et nous sommes a son image. Voici une question qui mérite d’être posée. Pourquoi sommes-nous si naturellement esthétique, que ce soit  dans l’art, le théâtre, la musique, la danse ou la littérature? Daniel Dennett, un athée au  franc-parler et une renommée dans  la compréhension des processus cognitifs, répond dans une perspective matérialiste:

‘Mais la plupart de ces recherches ont toujours la musique pour acquis. Elles  s’interrogent  rarement sur la  raison d’être de la musique. Il existe néanmoins une brève  réponse, vraie, autant que possible: la musique  existe parce que nous l’aimons d’où le fait que  nous continuons à lui accorder plus de place dans   l’existence. Mais pourquoi l’aimons-nous? Parce que nous constatons qu’elle est  belle. Mais pourquoi nous parait-elle belle ? Voici là  une très bonne question biologique, mais qui ne possède pas encore de bonne réponse.”(Daniel Dennett.  Breaking the Spell: Religion as a Natural Phenomenon.  p. 43)

Pourquoi en effet l’explication de tout ce qui nous concerne en tant que humains doit être fondée uniquement sur la survie et les différentiels de taux de reproduction en termes d’art, sous toutes ses formes, et  pourquoi cela nous est si important? Dennett, probablement penseur leader au monde sur cette question de l’évolution matérialiste, nous dit que nous ne savons tout simplement pas. Du point de vue biblique, c’est parce que Dieu est artistique et esthétique. Il a créé  les choses belles et aime la beauté. Nous, étant fait à son image, avons les mêmes dispositions. Partant de ce point, cet enseignement biblique explique notre humanité de telle  manière que l’athéisme ne pourrait le faire.

Pourquoi sommes-nous tendance Morale

De plus, être «fait à l’image de Dieu» explique la capacité morale innée que tous les gens ont. Nous savons tous reconnaitre  un comportement «mauvais» ainsi qu’un  «bon» comportement, même si nous avons des cultures et langues  différentes. La capacité à  penser  moral est encrée en nous. Et le célèbre athée Richard Dawkins l’explique:

 “Le libre cours de  nos jugements moraux est une grammaire morale universelle … de même qu’avec le langage, les principes qui constituent notre  grammaire morale flottent sous  le radar de notre conscience» (Richard Dawkins, The God Delusion. P. 223)

Dawkins explique que notre conscience du bien et du mal est autant fondée  en nous que  notre capacité au  langage. Dawkins ne croit pas que notre capacité morale vienne de Dieu, pourtant c’est certainement l’explication la plus plausible et la plus simple qui soit. Nous avons une capacité morale parce que Dieu est moral et que nous sommes faits à Son image. Il s’agit d’une capacité humaine innée. Ne pas le  reconnaître pourrait  donner lieu à des malentendus. Prenons par exemple cette objection d’un autre célèbre athée Sam Harris.

 “Si vous avez raison de croire que la foi religieuse offre la seule base réelle de la morale, alors les athées devraient être moins moraux que les croyants.” (Sam Harris. 2,005. Lettre à une nation chrétienne p.38-39)

Harris se méprend et est absolument dans le  faux. Bibliquement parlant, notre sens de la moralité nous vient du fait que nous sommes créés à l’image de Dieu, et non de ce que nous sommes  religieux. Et c’est pourquoi les  athées ainsi  que tout le reste d’entre nous, avons en commun  ce sens de la  moral et que nous pouvons tous  agir en y tenant compte. La difficulté avec l’athéisme est de se représenter cette base objective de notre moralité –laquelle chacun de nous l’a en lui câblée.

 Pourquoi sommes-nous si Relationnel

Ainsi bibliquement parlant, le point de départ pour nous comprendre, c’est de  reconnaître que nous sommes faits à l’image de Dieu. Pour cela, pendant que  nous obtenons un aperçu soit Dieu (à travers ce qui est révélé à son sujet dans la Bible) ou de personnes (par l’observation et la réflexion), nous pouvons également mieux comprendre l’autre. Ainsi, par exemple, il n’est pas difficile de constater l’importance que les gens accordent aux relations. C’est intéressant  de voir un bon film, mais c’est encore bien plus intéressant  le voir avec un ami. Nous recherchons naturellement des amis avec qui partager des expériences. Les amitiés profondes et les relations familiales sont d’autant plus  importantes qu’elles  contribuent à notre sentiment de bien-être. Inversement, la solitude et / ou les relations familiales brisées ainsi que  les amitiés en souffrances  nous affectent. Nous ne sommes pas neutres et indifférents à l’état des relations que nous entretenons avec les autres. Maintenant, si nous sommes à l’image de Dieu, alors nous nous attendons à trouver cette même inclinaison relationnelle avec Dieu, et en fait, nous nous y appliquons. La Bible dit que «Dieu est amour …» (1 Jean 4:8). L’On a beaucoup écrit dans la Bible au sujet de l’importance que Dieu accorde à ​​notre amour pour lui ainsi que pour les autres- ces types d’amour  sont en effet désignés par Jésus comme les deux commandements les plus importants dans la Bible. Quand on y pense, l’amour doit être relationnel puisque pour fonctionner, il requiert une personne qui aime (l’aimant) et une personne qui est l’objet de cet amour – le bien-aimé.   Ainsi, nous devrions avoir Dieu à l’esprit comme un Dieu aimant. Si l’on ne pense à lui que comme  «celui qui fait le premier pas.», «la source », le «Dieu Omniscient» ou peut-être comme l’«Etre bienveillant», nous ne sommes pas  en train de nous représenter le Dieu de la bible  -mais  plutôt nous nous faisons  un dieu dans notre esprits. Bien qu’il possède  ces attributs  il est également dépeint comme presque témérairement passionné dans la relation. Il ne possède pas  l’amour. Il ‘est’ amour. Les deux métaphores bibliques les plus importantes de la relation de Dieu avec les gens sont celle d’un père à ses enfants et d’un mari à sa femme. Ce ne sont pas des analogies sans passion philosophique, mais ceux de la plus profonde et de la plus intime des relations humaines. Voici donc les bases que nous avons posées jusqu’ici. Les gens ont été  créés à  l’image de Dieu composée d’esprit, d’émotions et de volonté. Nous sommes sensibles et conscients. Nous sommes des êtres moraux avec une «grammaire morale» qui nous donne une orientation innée  à discerner  le  «droit», l’«équitable», et ce qui  ne l’est pas. Nous avons la capacité instinctive à développer et à apprécier la beauté, le théâtre, l’art et l’histoire sous toutes leurs formes. Et nous recherchons simplement et  naturellement à développer des relations et des amitiés avec les autres. Nous sommes tout cela parce que Dieu est tout cela et nous sommes faits à son image. Toutes ces déductions sont au moins conformes à ce que nous constatons  sur nous-mêmes tandis que  nous avons posé cette fondation. Nous continuerons dans la prochaine parution   à foisonner  d’explications bibliques en ce qui concerne les raisons pour lesquelles nos relations humaines sont presque toujours émaillées de déceptions  et pourquoi Dieu semble si lointain. Pourquoi nos aspirations les plus profondes semblent ne jamais se réaliser.    

Le Signe «de Passé Par-Dessus» de Moïse

Nous avons déjà vu comment le procès du sacrifice d’Abraham, de son fils Isaac, a fait allusion au sacrifice de Jésus en montrant l’endroit. Environ 500 ans se sont écoulés depuis Abraham et c’est environ 1500 avant Jésus-Christ. Après qu’Abraham est décédé, ses descendants à travers Isaac, maintenant appelé Israélites, sont un vaste nombre de personnes, mais aussi, sont devenus esclaves en Égypte. Cela est arrivé parce que Joseph, arrière-petit-fils d’Abraham, a été vendu comme esclave en Égypte et ensuite sa famille a suivi, comme expliqué dans Genèse 45-46.

Le Drame de l’Exode

Donc, nous arrivons maintenant à un drame très curieux enregistré par Moïse dans le livre d’Exode (ainsi nommé parce qu’il est le récit de Moïse conduisant les Israélites hors de l’Égypte). Moïse avait été commandé par Dieu de faire face à Pharaon de l’Égypte et il en résulte une compétition de détermination entre les deux, produisant neuf plaies contre Pharaon jusqu’à présent. Mais Pharaon n’a pas accepté de laisser partir les Israélites, donc Dieu va apporter une 10ième, une plaie terrible. Le récit complet de la 10ième plaie dans Exode est lié ici et je vous invite à le lire, car il vous aidera mieux à suivre l’explication ci-dessous.

La 10ième plaie

Cette 10ième plaie décrétée par Dieu était que tous les premiers-nés allaient mourir cette nuit-là, sauf ceux qui sont restés dans les maisons où un agneau a été immolé et son sang badigeonné sur le linteau de la porte de cette maison. La perte de Pharaon, s’il n’obéissait pas, serait que son fils et héritier du trône mourrait. Et chaque maison en Égypte perdrait le fils aîné – s’ils ne sacrifiaient pas un agneau et badigeonner son sang sur le linteau de la porte. Donc, l’Égypte fait face à une catastrophe nationale.

Mais, dans les maisons où un agneau a été immolé et son sang badigeonné sur le linteau de la porte, la promesse était que chacun serait en sécurité. La mort passerait par-dessus cette maison. Alors, cette journée a été appelée, «de Passé Par-Dessus».

Le Signe «de Passé Par-Dessus»- pour qui?

Beaucoup de ceux qui sont familiers avec ce récit, présume que le sang sur les portes était un signe de l’Ange de la Mort. Mais remarquez le détail curieux dans le récit.

L’Éternel parla à Moïse … “… je suis l’Éternel. Le sang [de l’agneau Pascal] sera pour vous un signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, je passerai par-dessus vous. (Exode 12:13)

Donc que le Seigneur était à la recherche du sang sur la porte, et quand Il le vu, Il passerait par-dessus, le sang n’était pas un signe pour Lui. Il est dit très clairement, que le sang était un «signe pour vous» – c’est-à-dire: Les personnes. Partant, c’est un Signe pour nous tous qui lisent ce compte. Mais comment est-il un signe? Après que cet événement s’est produit, l’Éternel leur avait ordonné de:

Vous observerez toutes ces prescriptions comme une institution pour vous et pour toutes les générations à venir. Lorsque vous serez arrivés dans le pays … vous accomplirez cette cérémonie … «C’est le sacrifice de la Pâque en l’honneur de l’Éternel » (Exode 12:24, 25, 27)

Le Calendrier remarquable «de Passé Par-Dessus»

En fait, nous voyons au début de ce passage que cet événement inaugurates et launches le calendrier ancien Juif.

L’Éternel parla à Moïse et à Aaron en Égypte. Il leur dit:  Ce mois-ci sera pour vous le premier mois de l’année. (Exode 12:1-2)

Ainsi, les Israélites ont reçu l’ordre de commencer un calendrier qui célèbre «ce Passé Par-Dessus», le même jour chaque année. Le calendrier Juif est un peu différent du calendrier Occidental, de sorte que le jour de l’année se déplace chaque année, si vous suivez le calendrier Occidental.

dead sheep
Ceci est une scène du peuple Juif d’aujourd’hui, se préparant à célébrer «de Passé Par-Dessus» en mémoire de «ce premier Passé Par-Dessus», il y a 3500 ans.

Ainsi, jusqu’à ce jour, 3500 années plus tard, les Juifs continuent à célébrer «de Passé Par-Dessus» chaque année le même jour de leur calendrier, en mémoire de cet événement en obéissance au commandement donné depuis.

Et, dans le suivi de cette célébration à travers l’histoire, nous pouvons noter une chose extraordinaire. Vous pouvez remarquer cela dans l’Évangile, où il enregistre les détails de l’arrestation et le procès de Jésus:

On [les Juifs] amena Jésus au palais du gouverneur [Pilate]…Ceux qui l’avaient amené n’entrèrent pas eux-mêmes dans le palais pour conserver leur pureté rituelle et pouvoir manger ainsi le repas de la Pâque…[Pilate] dit [aux enseignants Juifs] Il est d’usage que je vous relâche un prisonnier à l’occasion de la fête de la Pâque. Voulez-vous donc que je vous relâche ‘le roi des Juifs’? Ils lui répondirent en criant: —Non! Pas lui! … (Jean 18:28, 39-40)

La connexion entre la crucifixion de Jésus et «de Passé Par-Dessus» est corroborée dans les écrits rabbiniques du Talmud. Ce sont des témoins hostiles de sorte qu’ils n’ont aucune raison d’avoir accepté à cet égard, les écrivains de L’Évangile. Mais ils affirment que:

«Jésus a été pendu la veille «de Passé Par-Dessus … »” (Sanhedrin 43a du Talmud de Babylone; cité en Jésus et origines du christianisme en dehors du Nouveau Testament. Par FF Bruce. p 56. 1974 215pp)

En d’autres mots, Jésus a été arrêté et exécuté le jour «de Passé Par-Dessus» selon le calendrier Juif – le jour où les Juifs devaient tuer un agneau en mémoire de ces agneaux en 1500 avant Jésus-Christ a causé la mort à passer par-dessus. Maintenant, si vous vous souvenez du Signe du sacrifice d’Abraham, l’un des titres de Jésus était:

Le lendemain, Jean (c’est à dire Jean-Baptiste) aperçut Jésus qui se dirigeait vers lui; alors il s’écria:  Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. (Jean 1:29)

Et ici, nous voyons le drame dans ce Signe. Jésus, l’«Agneau de Dieu», a été crucifié (c’est-à-dire : sacrifié) le même jour, que tous les Juifs vivant, alors sacrifiaient un agneau en mémoire « du premier Passé Par-Dessus», qui a commencé leur calendrier. Ceci explique le calendrier annuel des deux fêtes qui ont lieu chaque année – un parallèle que si peu d’entre nous remarquent et encore moins de se demander ‘Pourquoi?’. La célébration Juive «de Passé Par-Dessus» a lieu chaque année lors de la Pâques – vérifié votre calendrier. (C’est normalement la même semaine, mais dans quelques années, en raison du cycle juif bissextile mois, ils peuvent être un mois d’intervalle).

Les Signes, les Signes, Partout où il ya des Signes

Nous revenons à «ce premier Passé Par-Dessus» à l’époque de Moïse, où le sang était un «signe», pas pour Dieu, mais pour les gens. Maintenant, pensez un instant à ce que les signes font, en tenant compte de ceux ci-dessous.

Signs

Les Signes nous indiquent dans nos pensées, de nous faire réfléchir à la chose vers le signe orienté.

Lorsque nous voyons le signe du «crâne et os croisés», c’est pour nous faire penser à la mort et le danger. Le signe du «Golden Arches» nous fait penser à McDonalds. Le signe de «√» sur le bandana du joueur de tennis Nadal, est le signe de Nike. Nike veut que nous pensions à eux quand on voit ce signe sur Nadal. Autrement dit, les Signes nous indiquent de diriger nos pensées, non pas au signe lui-même, mais à quelque chose d’autre.

Maintenant, le récit «de Passé Par-Dessus» dit explicitement que le signe était pour les gens, pas pour Dieu, mais il a été établie par Lui – Il était l’auteur de cela. Donc, comme avec n’importe quel signe, que voulait-il qu’on réfléchisse dans nos pensées? Grâce au moment remarquable des agneaux sacrifiés, le même jour que Jésus, et étant donné son titre «l’Agneau de Dieu», cela doit être un signe qui nous diriger vers le sacrifice venue de Jésus.

Cela fonctionne dans nos pensées, comme je l’ai montré dans le schéma ici à propos de moi.

Rag thinking
De Passé Par-Dessus» est un Signe qui nous dirige vers Jésus à travers le moment remarquable «de Passé Par-Dessus» avec la crucifixion de Jésus.

Le signe était là pour me diriger à la mort de Jésus. Dans «ce premier Passé Par-Dessus», les agneaux ont été sacrifiés et le sang répandu pour que les gens puissent vivre. Et donc, ce Signe se dirigeant vers Jésus est de me dire que lui, «l’Agneau de Dieu», a également été donné à la mort et son sang versé, pour que je puisse trouver la vie.

Avec le Signe d’Abraham, le lieu où le bélier est mort, de sorte qu’Isaac puisse vivre, était le Mont Moriah – le même endroit où Jésus a été sacrifié plus tard. Cela nous permet de «voir» la signification de sa mort, en montrant l’endroit. Ici nous trouvons «de Passé Par-Dessus» se montrant vers le même événement, mais en utilisant un signe différent – en montrant le même jour sur le calendrier – le calendrier initié par cet événement. Et un sacrifice d’agneau est à nouveau utilisé – montrant que ce n’est pas une coïncidence de n’importe quel événement – pour signifier la mort de Jésus. De deux façons différentes (par endroit et par moment) deux des événements les plus symboliques et importants dans l’Ancien Testament sont des Signes qui montrent directement à la mort de Jésus. Je ne peux pas penser à une autre personne dans l’histoire, dont la mort (ou n’importe quel accomplissement de vie importante) est ainsi préfiguré par deux parallèles similaires de manière tellement dramatique. Pouvez-vous?

Pris ensemble, ces guidons doivent nous signaler qu’il y a des motifs raisonnables de penser que Jésus est la pierre principale d’un Plan Divin signalé il y a longtemps, lorsque les esclaves simple en Égypte sous les meilleurs auspices inauguré leur nouveau calendrier en Signant le sang de l’agneau sur le linteau de leurs portes.

Mais pourquoi Dieu avait placé ces Signes de préfigurer et de prédire la crucifixion de Jésus? Pourquoi cet événement est si important? Quoi s’agit-il au monde qui exige de tels rituels sanglants? Quelle pertinence est-elle pour vous? Pour obtenir une réponse à ces questions, nous devons commencer au début de la Bible pour comprendre ce qui s’est passé depuis le début des temps. On commence ce voyage de retour au début dans notre article prochain.

Le signe du sacrifice d’Abraham

Abraham est un des personnages les plus fondamentaux de l’Ancien Testament qui nous aide à comprendre l’Évangile. Il a vécu il y a 4000 ans voyageant de ce qui est l’Irak actuel pour camper dans l’Israël d’aujourd’hui. Le récit dans la Bible est si ancien qu’il existe peu de preuves externes pour réfuter ou confirmer ces évènements. Mais il en existe. Parmi les 17000 Tablettes d’Ebla découvertes en 1975-6 en Syrie du Nord, datées de 4200 ans, il est question de Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm, et Tsoar comme ‘villes de la Plaine’, les mêmes noms et phrase descriptive utilisés en Genèse 13:12 & Genèse 14:2 – les lieux où Abraham a ‘campé’. Nous avons donc des raisons de prendre le récit au sérieux et sa mise en scène est entièrement historique.

J’aimerais donc observer un passage bien connu du récit d’Abraham, le passage où Dieu lui demande de sacrifier son fils unique, Isaac, pour lequel Abraham avait attendu de nombreuses années, et sur lequel reposaient tous les espoirs d’une descendance future.

A ce stade, Abraham fait face à la plus grande épreuve de sa vie et cela nous donne un aperçu de l’Évangile. Je vous encourage à lire le récit complet dans la Genèse à propos de l’épreuve du sacrifice de son fils ici.

 Le sacrifice avec le regard tourné vers l’avenir

Nous voyons dans le récit que c’était une épreuve pour Abraham, mais ce l’est aussi pour nous. Pour ‘voir’ cela nous devons noter quelques observations du récit. Voici la partie pertinente du récit:

Alors Abraham aperçut un bélier qui s’était pris les cornes dans un buisson. Il s’en saisit et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham appela ce lieu-là: Adonaï-Yireéh (le Seigneur pourvoira). C’est pourquoi on dit aujourd’hui: Sur la montagne du Seigneur, il sera pourvu. (Genèse 22:13-14)

Remarquez le nom qu’Abraham a donné au lieu où l’épreuve s’est produite. Il l’a nommé ‘Le Seigneur pourvoira’. La question à poser est: ‘Est-ce que le verbe est au passé, au présent ou au futur?’ Il est clairement au futur. De plus le commentaire qui suit (que Moïse a inséré en compilant le récit dans la Thora juive environ 500 ans plus tard) répète “…il sera pourvu”. Encore une fois c’est au futur et cela porte donc le regard vers l’avenir. Mais l’appellation se produit après le sacrifice du bélier (un mouton mâle) à la place d’Isaac. Beaucoup de ceux qui lisent le récit pensent qu’Abraham, en nommant ce lieu, fait référence au bélier pris dans le buisson et sacrifié à la place de son fils. Mais quand Abraham nomme le lieu “Adonaï-Yiréeh, le bélier est déjà mort, sacrifié et brûlé. Si Abraham pense au bélier – déjà mort, sacrifié et brûlé – il l’aurait appelé ‘Le Seigneur a pourvu’, c.-à-d. au passé. Et Moïse, s’il pensait au bélier qui a pris la place du fils d’Abraham aurait commenté ‘C’est pourquoi on dit aujourd’hui: Sur la montagne du Seigneur, il a été pourvu’. Mais Abraham et Moïse nomment tous les deux ce lieu en utilisant clairement le verbe au futur. Ils ne pensent donc pas à ce bélier déjà mort et sacrifié.

 Le lieu où le sacrifice est arrivé

A quoi pensent-ils donc? En cherchant un indice nous voyons que l’endroit où Dieu a dit à Abraham d’aller au début de ce Signe était:

—Prends Isaac, ton fils unique, que tu aimes, lui dit Dieu, et va au pays de Morija. Là, tu me l’offriras en sacrifice sur l’une des collines, celle que je t’indiquerai. (v.2)

C’est arrivé à ‘Morija’. Mais où est situé cette colline? Bien que c’était une région déserte au temps d’Abraham (2000 av.J.-C.), mille ans plus tard (1000 av. J.-C.) le roi David y a établi la ville de Jérusalem, et Salomon y a construit le premier temple juif. Nous lisons plus loin dans les livres historiques de l’ancien testament que:

Salomon commença à bâtir le Temple de l’Eternel à Jérusalem, sur la colline de Morija où l’Eternel était apparu à son père David (2 Chroniques 3:1)

En d’autres mots, ‘le mont Morija’ au temps d’Abraham était une montagne isolée dans le désert mais mille ans plus tard, grâce à David et Salomon, c’est devenu la ville centrale et la capitale des Israélites où ils ont construit le temple juif. Et jusqu’à ce jour c’est un lieu saint pour le peuple juif.

Jésus et le sacrifice d’Abraham

Et nous trouvons ici une connexion directe à Jésus et à l’Evangile. Nous voyons cette connexion en considérant un des titres attribués à Jésus. Jésus avait beaucoup de titres qui lui étaient associés. Peut-être le plus célèbre est : ‘le Christ’. Mais un autre titre qui lui est donné, et qui est moins connu, est très important. Nous le voyons dans l’Evangile de Jean lorsque Jean-Baptiste dit:

Le lendemain, Jean (c.-à-d. Jean-Baptiste) aperçut Jésus qui se dirigeait vers lui; alors il s’écria:

—Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. C’est de lui que je vous ai parlé lorsque je disais: «Un homme vient après moi, il m’a précédé, car il existait avant moi.» (Jean1:29-30)

Autrement dit, Jésus était aussi connu sous le nom d’ ‘Agneau de Dieu’. Considérons maintenant la fin de la vie de Jésus. Où a-t’il été arrêté et crucifié? C’était à Jerusalem (qui comme observé est bâtie sur ‘le mont Morija’). Il est clairement dit pendant son arrestation que :

Apprenant qu’il relevait bien de la juridiction d’Hérode, il (Pilate) l’envoya à ce dernier qui, justement, se trouvait lui aussi à Jérusalem durant ces jours-là. (Luc 23:7)

Autrement dit, l’arrestation, le procès et la sentence de Jésus sont arrivés à Jérusalem (=le mont Morija). L’historien romain Tacite corrobore le lieu de la crucifixion de Jésus comme ‘la Judée’, la province romaine dont Jérusalem était la capitale. Il écrit :

« … Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, … » (Tacite. Annales Livre XV. 44. Il était historien romain qui écrivait en 116 apr. J.-C.)

La mort de Jésus est donc située en Judée par les historiens étrangers à la Bible, ce qui correspond avec l’Evangile qui la situe à Jérusalem. L’endroit de l’exécution de Jésus n’a pas été inventé par les écrivains de l’Evangile pour l’associer au récit d’Abraham

Mais retournons à Abraham. Pourquoi a-t’il nommé le lieu au futur ‘Le Seigneur pourvoira’? Comment pouvait-il savoir que quelque chose y serait ‘pourvu’ a l’avenir qui allait refléter avec précision le drame de la scène au mont Morija? Réfléchissez-y – dans le drame Isaac est sauvé de la mort au dernier moment parce qu’un agneau meurt à sa place. Deux mille ans plus tard, Jésus qui est appelé ‘Agneau de Dieu’ est arrêté et meurt au même endroit! Tous deux, Abraham et Moïse, disent que c’est Dieu qui le leur a révélé.

 Un esprit divin se révèle

En effet c’est comme si une intelligence connecte les deux événements séparés par 2000 ans d’histoire.

Rag thinking2
Le sacrifice d’Abraham était un signe, qui 2000 ans à l’avance, annonçait la mort de Jésus.

Mais ce qui est unique c’est que le premier événement pointe vers le second deux mille ans plus tard. Nous savons que le premier a été configuré pour indiquer le second parce que le nom donné par Abraham et Moïse était ‘Le Seigneur pourvoira’ c.-à-d. qu’il porte le regard vers l’avenir. La figure illustre comment le premier événement fait allusion au second et a été configuré de manière à rappeler ce dernier. Cela prouve que cette Intelligence Se révèle à nous en coordonnant des faits séparés de milliers d’années. C’est la preuve que Dieu a parlé.

Bonne Nouvelle pour vous et moi

Ce récit est aussi pertinent pour nous pour des raisons plus personnelles. A la fin de l’échange Dieu déclare à Abraham que :

Tous les peuples de la terre seront bénis à travers ta descendance parce que tu m’as obéi. (Genèse 22:18)

Si vous appartenez à l’un des ‘peuples de la terre’ (et vous y appartenez!) cela vous concerne parce que la promesse est que vous pourrez alors recevoir une bénédiction de Dieu lui-même! Même la possibilité d’une bénédiction de Dieu devrait nous pousser à examiner ce sujet de plus près.

Comment la ‘bénédiction’ est-elle donnée? Tout d’abord le mot ‘descendance’ ici est au singulier. Il ne s’agit pas de ‘descendances’ comme dans beaucoup de descendants ou peuples, mais au singulier comme dans ‘il’, pas à travers beaucoup de personnes ou d’un groupe de personnes comme dans ‘ils’. Encore une fois, cela indique Jésus, la descendance d’Abraham. Tout comme le bélier a sauvé Isaac de la mort en mourant à sa place, ainsi l’Agneau de Dieu, par sa mort, nous sauve du pouvoir de la mort. La Bonne Nouvelle de l’Evangile est annoncée au-delà de coïncidences fortuites dans le récit remarquable du sacrifice d’Isaac sur le mont Morija, le même endroit où 2000 ans plus tard il ‘a été pourvu’.

Mais ce n’est pas seulement dans le récit d’Abraham que c’est arrivé, nous le voyons aussi dans le récit de la Pâque de Moïse – un des faits les plus connus de la Bible.