Le signe de la Branche : Mentionné des Centaines d’années avant sa Naissance

Précédemment, nous avons vu comment Esaïe a abordé un thème et utilisé l’image de La branche. Il a prédit la venue de quelqu’un issu de la dynastie davidique déchue et possédant sagesse et puissance. Jérémie a enchaîné et déclaré que cette branche serait connue sous le nom de l’Eternel même (c.-à-d. le nom personnel de Dieu mentionné dans l’ancien testament).

Zacharie poursuit sur le thème de La branche

Timeline of Zachariah
Chronologie historique avec Zacharie

Zacharie a vécu 520 av. J.-C., juste après le retour du peuple juif à Jérusalem après le premier exil à Babylone, mais sous la domination des Perses. En ce temps-là, le peuple juif s’efforçait de reconstruire le temple détruit et de rétablir les pratiques mosaïques. Un contemporain de Zacharie qui s’appelait Josué était souverain sacrificateur à cette époque et travaillait à la reprise du système sacerdotal. Le prophète Zacharie et le souverain sacrificateur Josué collaboraient pour la gérance du peuple juif. Voici ce que dit l’Eternel de Josué – à travers Zacharie et sous forme d’énigme prophétique :

Ecoute donc, Josué, souverain sacrificateur, toi et tes compagnons qui sont assis devant toi! – car ce sont des hommes qui serviront de signes. – Voici, je ferai venir mon serviteur, le germe. Car voici, pour ce qui est de la pierre que j’ai placée devant Josué…, dit l’Eternel des armées; et j’enlèverai l’iniquité de ce pays, en un jour. (Zacharie 3 :8-9)

La branche (le germe)! À nouveau! Zacharie précise l`image abordée par Esaïe environ 200 ans plus tôt et poursuivie par Jérémie 60 ans plus tôt. Mais cette fois, la branche s`appelle aussi `mon serviteur`.  Le souverain sacrificateur Josué à Jérusalem en 520 av. J.-C., collègue de Zacharie, sert de signe de cette branche à venir, mais de quelle façon? Il est dit qu’‘en un jour’ les péchés seront enlevés par l`Eternel. Cela correspond à l’obtention de ‘justice’. Nous acquerrons `justice` lorsque l`Eternel enlèvera nos péchés `en un jour`. Comment cela se produira-t-il?

La branche: qui unit le sacrificateur au roi

Nous poursuivons trois chapitres plus loin dans Zacharie et apprenons une nouvelle stupéfiante. Pour bien comprendre l`énigme prophétique qui suit, il faut savoir que les rôles de sacrificateur et de roi étaient strictement séparés dans l`ancien testament. Aucun des rois davidiques ne pouvait être sacrificateur ; certains ont essayé et eu des problèmes. Inversement, certains sacrificateurs se sont attirés des ennuis en se mêlant aux intrigues royales.  Le rôle du sacrificateur était de servir de médiateur entre Dieu et les hommes en offrant à Dieu des sacrifices d`animaux pour le pardon des péchés, et le rôle du roi était de régner sur le trône avec justice. Tous les deux étaient cruciaux; tous les deux étaient distincts. Cependant Zacharie écrit qu`à l`avenir :

La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots:…Tu prendras de l’argent et de l’or, et tu en feras des couronnes, que tu mettras sur la tête de Josué, fils de Jotsadak, le souverain sacrificateur. Tu lui diras: Ainsi parle l’Eternel des armées: Voici, un homme, dont le nom est germe, germera dans son lieu, et bâtira le temple de l’Eternel… il portera les insignes de la majesté; il s’assiéra et dominera sur son trône, il sera sacrificateur sur son trône, et une parfaite union régnera entre l’un et l’autre. (Zacharie 6:9-13)

Voici la branche encore une fois. Mais cette fois, contre toute préséance antérieure, le souverain sacrificateur au temps de Zacharie (Josué) est appelé à porter (symboliquement) la couronne royale. Souvenez-vous que dans Zacharie 3 (ci-dessus) Josué ‘servirait de signe’. Se pourrait-il que Josué, le souverain sacrificateur, en portant la couronne ‘servait de signe’ d’une convergence entre les rôles de roi et de sacrificateur? Ces deux rôles seraient un jour unis en une seule personne! Et remarquez que Josué, le nom-même, est le nom de la branche. Que signifie cela?

Le nom ‘Josué’ EST le nom ‘Jésus’

Pour bien comprendre, examinons la traduction de l`ancien testament à travers l`histoire. En 250 av. J.-C., l`ancien testament hébreu est traduit en grec. Cette traduction est encore utilisée de nos jours et s`appelle  la Septante (ou LXX). Nous avons vu que le titre ‘Christ’ est utilisé pour la première fois dans cette traduction grecque et que ‘Christ’=’Messie’=’Oint’. (Si ceci n`est pas clair vous pourrez vérifier ici vu l`importance cruciale pour la suite).

Joshua - Jesus
‘Josué’ = ‘Jésus’. Tous les deux viennent du nom hébreu ‘Yhowshuwa’

De la même manière que nous avons suivi les traductions menant à ‘Christ’, nous pouvons suivre les dérivations du nom ‘Josué. Comme vous le voyez sur la figure ci-dessus, Josué est une transcription du nom hébreu d’origine ‘Yhowshuwa’, un nom hébreu courant qui signifiait ‘Jéhovah sauve’.  C’est ainsi (voir quadrant nº 1) que Zacharie écrit son nom en 520 av. J.- C.  Ce mot est transcrit ‘Josué’ lorsque l’ancien testament est traduit en francais (voir moitié inférieure nº 3). Les traducteurs de la LXX en 250 av. J.-C. transcrivent aussi ce nom lorsqu’ils traduisent l’ancien testament en grec. Leur transcription grecque est Iesous (quadrant nº 2). Ainsi ‘Yhowshuwa’ de l’ancien testament s’appelle Iesous dans la LXX. Jésus aurait été appelé Yhowshuwa par ses contemporains, mais lorsque les écrivains du nouveau testament écrivent son nom dans le nouveau testament grec, ils utilisent le ‘Iesous’ courant de la LXX. Quand le nouveau testament est traduit du grec en francais, ‘Iesous’ est (à nouveau) transcrit en notre ‘Jésus’ bien connu (moitié inférieure nº 3). Donc le nom ‘Jésus’ = ‘Josué’. Jésus du nouveau testament et Josué le souverain sacrificateur de 520 av. J.-C., tous deux, s’appellent ‘Yhowshuwa’ dans leur hébreu maternel. En grec, les deux noms sont ‘Iesous’. Un lecteur grec de l’ancien testament LXX reconnaitrait le nom de Iesous (Jésus) comme un nom connu de l’ancien testament. Nous perdons ce lien établi puisque le nom ‘Jésus’ apparait de nulle part semblerait-il.  Mais le nom de Jésus a de fait un équivalent dans l’ancien testament – Josué.

Jésus de Nazareth est la branche

En connaissance de cause, la prophétie de Zacharie devrait être frappante. Nous y voyons prédit 520 av. J.-C. que le nom de la branche future serait ‘Jésus’! Cette constatation m’a fait réagir. Ce ne pouvait être une ‘coïncidence’. Il s’agissait (et s’agit encore) d’une prophétie qui nommait la branche à venir et le nom mène directement à Jésus de Nazareth.

Et, selon Zacharie, ce Jésus viendrait fusionner les rôles de roi et de prêtre. Quel était le rôle des sacrificateurs ? Ils offraient pour le peuple des sacrifices d’animaux à Dieu pour le pardon de leurs péchés. Tout comme Abraham l’avait fait avec le sacrifice sur le mont Morija, et Moïse avec le sacrifice de l’agneau pascal, le sacrificateur couvrait les péchés du peuple par le sacrifice d’animaux. Le ‘Jésus’ viendrait jouer un rôle semblable pour permettre à l’Eternel d’‘enlever l’iniquité de ce pays, en un jour’ – le jour que ce sacrificateur Jésus s’offrirait lui-même en tant que sacrifice, déjà illustré par l’emplacement du mont Morija et le par le moment de l’année à la Pâque. Quelque temps après avoir accompli le rôle de sacrificateur, cette branche, Jésus, monterait sur son trône (selon le psaume 2) et serait ainsi ‘un sacrificateur sur son trône’ – tout comme le cite Zacharie de manière exacte, précise et vérifiable environ 500 ans avant que Jésus ne marche sur la terre.

Ce niveau de corrélation des prédictions prophétiques est tout simplement fantastique. De toute l’histoire, qui d’autre que Jésus de Nazareth  reçoit autant de prédictions à propos de sa vie ?  Certains critiques soutiennent que Jésus ‘accomplit’ les prophéties de l’ancien testament simplement parce que les écrivains des évangiles ont fabriqué leur récit conformément à l’ancien testament.  Quand Zacharie nomme la branche Jésus, il réfute cela puisque le nom de ‘Jésus’ de Nazareth est rapporté en dehors des évangiles. La Talmud juive, Josephus et tous les autres écrivains historiques qui parlent de Jésus, qu’ils soient amis ou ennemis, l’ont toujours appelé ‘Jésus’ ou ‘Christ’.

J’imagine qu’on pourrait raisonner que le nom n’était qu’une coïncidence due au hasard puisque ‘Jésus’ était un nom juif assez courant et l’histoire juive comporte bien d’autres Jésus.  Mais réfléchissons à la carrière de ce Jésus de Nazareth. Il certifie qu’il est roi ; Le Roi en fait. Cependant tout ce qu’il accomplit sur terre est de caractère sacerdotal. Le rôle du sacrificateur était de prendre un agneau au nom du fidèle juif, de l’offrir à Dieu, de le sacrifier, et la mort et le sang de cet agneau expieraient le péché et la culpabilité de la personne juive. La mort de Jésus à de l’importance, car voilà aussi une offrande à Dieu, au nom de tous. Sa mort expie le péché et la culpabilité pour toute personne qui le veut. Les péchés du pays ont littéralement été enlevés ‘en un jour’ comme prédit par Zacharie, le jour de la mort de Jésus. De son vivant, il faisait allusion à son rôle de Roi tout en accomplissant tous les prérequis de Sacrificateur. Il a amené l’harmonie et l’unité aux deux rôles. La branche, celle que David appelait le ‘Messie’, est de fait le Roi-Sacrificateur. Et, son nom était prédit 500 ans avant sa naissance par Zacharie.

L’exploration du thème de la branche à travers l’ancien testament ne peut que nous émerveiller. Mais ce n’est pas la fin. Un autre écrivain de l’ancien testament, situé entre Jérémie et Zacharie, prédit le moment de sa venue. Nous l’abordons par la suite.

Le signe de la branche: renaissance du tronc mort

Jésus déclare devant les critiques de son temps :

… précisément, ce sont elles (les Ecritures) qui témoignent de moi. … (Jean 5 :39)

Autrement dit, à propos de sa vie et de son oeuvre, Jésus confirme les prédictions et les prophéties qu’on trouve dans les livres de l’ancien testament écrits des centaines d’années auparavant. Ces prophètes hébreux affirment que Dieu inspire leurs écrits. Aucun esprit humain ne peut prédire en détail des centaines d’années à l’avance et Jésus a permis à ses contemporains d’utiliser ce fait pour vérifier s’il s’agissait vraiment d’un plan divin ou si tout l’évangile n’était que manigances humaines. Deux mille ans plus tard, les données de l’ancien testament, dont Jésus fait mention, sont encore à notre disposition pour toute étude personnelle.

Récapitulons tout d’abord. La venue de Jésus est prédite au tout début de l’ancien testament.  Ensuite nous voyons que le sacrifice d’Abraham prédit remarquablement l’endroit où Jésus serait sacrifié et la Pâque juive le moment de l’évènement. Ces écrits datent d’environ 1500 av. J.-C. Nous voyons dans le psaume 2 la première utilisation du terme ‘Christ’ comme titre conféré à une personne spécifique future. Le psaume 2 date d’environ 1000 av. J.- C. Le ton et l’idée principale de ces passages se portent vers l’avenir. Ils attendent quelqu’un. Et ce n’est pas la fin. Bien d’autres écrits prédisent l’avenir et développent plus de titres et thèmes. Esaïe (750 av. J.-C.) aborde un sujet intriguant qui est repris par d’autres livres de l’ancien testament et élaboré en un thème à part entière – celui de la branche à venir.

Esaïe et la Branche

L’illustration ci-dessous situe Esaïe sur une frise chronologique parmi d’autres écrivains de l’ancien testament.

Isaiah timeline
Chronologie historique d’Esaie et d’autres prophetes de l’Ancien Testament. Il vit au temps des rois davidiques.

Vous verrez par les codes de couleurs que le livre d’Esaïe est écrit au temps de la dynastie royale davidique (1000 – 600 av. J.- C.). En ce temps (environ 750 av. J.- C.), la dynastie et le royaume étaient corrompus. Esaïe plaide pour un retour vers Dieu et vers la pratique et l’esprit de la loi mosaïque. Mais Esaïe savait que ce retour de repentance n’arriverait pas et prédit donc la destruction du pays et de la dynastie royale.

Solomon, David, Jesse
Esaïe utilise l’image de l’arbre pour représenter la dynastie

Il utilise une métaphore, ou image, précise pour la dynastie royale : il dépeint un grand arbre. Isaï, le père du roi David, est la racine de cet arbre. Sur la base, Isaï se fonde la dynastie avec David, et à partir de son successeur, Salomon, l’arbre continue à grandir et se développer.

Un arbre … ensuite une souche … ensuite une branche

Esaïe écrit que cet ‘arbre’ dynastique serait coupé, réduit à une souche. Voici comment il aborde l’image de l’arbre qu’il transforme ensuite en l’énigme de la souche et de la branche :

“Puis un rameau poussera de la souche d’Isaï, un rejeton de ses racines portera du fruit. L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et de discernement, Esprit de conseil et de puissance, Esprit de connaissance et de crainte de l’Eternel.” (Esaïe 11 :1-2)

stump of Jesse
Jesse = Isaï, le père du roi David

L’abattage de cet ‘arbre’ prend place environ 150 ans après Esaïe, environ 600 av. J.- C., lorsque les Babyloniens conquièrent Jérusalem et entraînent le peuple et le roi en exil à Babylone (période rouge sur la frise ci-dessus). Isaï était le père du roi David, et la racine de la dynastie davidique.  La ‘souche d’Isaï’ fait donc allusion à la dynastie davidique  (future) brisée et ruinée des rois depuis David.

La branche : un ‘lui’ futur issu de David et possédant sagesse

shoot and stump
Un rameau va pousserait de la souche d’Isaï, ce sera un “lui”

Mais cette énigme projette le regard vers l’avenir plus loin que l’abattage de l’arbre. Esaïe prédit clairement qu’un jour, malgré les apparences d’une ‘souche’ morte (la lignée de David issue d’Isaï), un Rameau, soit la branche, pousserait de cette même souche, tout comme les rameaux repoussent de vraies souches d’arbres. Cette branche s’appelle ‘lui’. Esaïe parle d’un homme futur, issu de la lignée de David après l’abattage de la dynastie. Cet homme posséderait les qualités de sagesse, de puissance et de connaissance comme si l’Esprit même de Dieu reposait sur lui.

Jésus … un ‘lui’ issu de David possédant sagesse

Jésus répond au critère de provenance ‘de la souche d’Isaï’ puisqu’Isaï et David sont ses ancêtres. Ce qui surprend très fort de Jésus dans les récits des évangiles est la sagesse et la connaissance qu’il possède. Sa perspicacité, son assurance et sa connaissance quand il traite avec ses opposants ou ses partisans de son temps impressionnent encore les critiques et ses adeptes d’aujourd’hui. En plus, sa puissance par les miracles dans les évangiles est indéniable. On peut choisir de ne pas y croire ; mais on ne peut les ignorer. Jésus répond aussi au critère de possession des qualités exceptionnelles de sagesse et de puissance, qui selon la prédiction d’Esaïe viendraient un jour de cette branche.

Jérémie et la branche

Esaïe dépose un panneau indicateur dans l’histoire. Mais ce n’est pas la fin. Son panneau indicateur n’est que le premier d’une série de signes. Jérémie, qui vit environ 150 ans après Esaïe, écrit alors que la dynastie davidique est abattue devant ses propres yeux :

Jeremiah timelie
Chronologie historique de Jeremie de l’Ancien Testament

“Voici venir le temps, l’Eternel le déclare, où je vais donner à David un germe juste : il régnera avec sagesse et il exercera le droit et la justice dans le pays. A cette époque-là, Juda sera sauvé, et Israël vivra dans la sécurité. Voici quel est le nom dont on l’appellera: L’Eternel est notre justice“. (Jérémie 23 :5-6)

Jérémie développe explicitement le thème de la branche de la dynastie davidique commencé bien avant par Esaïe. La branche sera un roi qui règne. Mais c’est exactement ce que la prophétie du psaume 2  disait concernant le Fils de Dieu/Christ/Messie à venir. Est-ce possible que la branche et le Fils de Dieu soient identiques ?

La branche : l’Eternel est notre justice

Comment s’appellera cette branche ? Et pourquoi nul autre que ‘l’Eternel’ qui sera aussi ‘notre’ (c.-à-d. à nous êtres humains) justice. Comme nous l’avons vu avec Abraham, le problème insurmontable de l’être humain est que nous sommes ‘corrompus’ et avons désespérément besoin de ‘justice’. Ici, la description de la branche indique, qu’après Jérémie, les gens obtiendront leur ‘justice’ nécessaire agrée par nul autre que l’Eternel – YHWH lui-même (YHWH est le nom de Dieu dans l’ancien testament). Comment cela se produira-t-il ? Zacharie complète avec plus de détails quand il développe le thème de la branche future ; il prédit même le nom de Jésus et et sa crucifixion – que nous étudierons dans l’article suivant.

La foi d’Abraham: Un modèle nous devons suivre

La Promesse révélant la Justice pour nous

Dans l’article que j’ai écrit précédemment, nous avons vu qu’Abraham a obtenu le statut indispensable du juste, simplement parce qu’il a cru. On trouve cette déclaration dans la petite phrase:

Et il (Abram) cru à l’Eternel; et Il lui compta cela à justice. (Genèse 15:6 )

[Abram eut confiance en l’Eternel, qui le lui compta comme justice. (Genèse 15:6) ( Bible Louis Segond)]

Croire ne veut pas dire croire en l’existence de Dieu

Je souhaite à présent éclaircir ce que signifie Abraham ‘cru’. De nombreuses personnes avec qui j’ai parlé pensent que ‘croire’ signifie croire en l’existence de Dieu. J’ai souvent entendu “Oh, je crois en Dieu”, ceci voulant dire “Je crois que Dieu existe”. D’une certaine façon, il semble que nous pensons que Dieu est impressionné et ravi lorsque nous affirmons Son existence. Pourtant, voilà en fait ce que declare la bible:

Tu crois qu’il y a un seul Dieu? Tu fais bien; les démons aussi le croient, et ils tremblent (Jacques 2:19)

Selon la Bible, croire simplement que Dieu existe nous met dans le même camp que le Diable. Je vous laisse seul juge de l’assurance que cela vous procure. Certes, il est vrai qu’Abraham croyait en l’existence de Dieu, mais ce n’est pas du tout l’enjeu de cette rencontre. La réalité à laquelle Abraham faisait face était qu’il était agé dans les 80 ans et n’avait toujours pas de fils. Au cours de leur discussion, Dieu, comme il l’avait fait plusieurs fois auparavant, avait promis à Abraham qu’il lui donnerait un fils.

C’était cette promesse qui a conduit Abraham vers un moment décisif. Son choix n’était pas relatif à la croyance en l’existence ou non de Dieu, mais plutôt si, oui ou non, il allait croire à la promesse spécifique que Dieu lui avait faite. Dans cette décision, Abraham choisit de croire.

Il eut confiance dans le fait que Dieu allait réaliser cette promesse. Croyance dans ce contexte est un synonyme de confiance. Abraham choisit de croire en Dieu concernant ce sujet si important à ses yeux, et dont l’issue peut paraître dépourvue d’espoir si on regarde les faits seulement à première vue.

Donc, Abraham choisit de croire en cette promesse d’un fils. En échange, outre la promesse, Dieu lui donna autre chose. Il lui donna la justice – l’expression utilisée est ‘compta’ cela à justice.  Finalement, les deux promesses se réalisèrent pour Abraham; la promesse d’un fils d’où sortirait une grande nation et la promesse de justice.

La justice – source ni de nos mérites ni de nos efforts

J’ai eu le privilège de discuter avec des gens de religions et philosophies très diverses. Ce qui me paraît tout à fait frappant, c’est que malgré les différences substantielles au niveau de leur théologie, quasiment tout ceux à qui j’ai parlé, ou dont j’ai lu les commentaires à ce sujet, raisonnent selon l’hypothèse que la justice s’obtient par mérite ou se gagne grâce à des efforts spécifiques, ou bien par le sacrifice de soi selon la démarche ascétique, ou encore grâce à un ‘bon’ comportement.

Nous concluons qu’en faisant plus de bonnes choses que de mauvaises choses, ou encore en accumulant un certain nombre de “bonnes œuvres” religieuses, cela nous permet de mériter le statut du juste.

J’ai vu cette logique s’exprimer chez des amis Boudhistes en Thailande, chez des Hindous en Inde, des Musulmans à travers le monde, des Catholiques, des Protestants, et même ceux qui croient simplement à “une Puissance Élevée”; nous tous dans ce monde vivons naturellement selon ce credo.

Je me souviens d’avoir interviewé des étudiants en théologie qui venaient de terminer un séminaire. Ils m’informèrent que c’était l’équilibre entre nos péchés et nos bonnes actions qui déterminait notre droiture.

Mais, Abraham n’a pas ‘gagné’ la justice; elle lui a été ‘créditée’. Donc quelle est la différence? Et bien, si quelque chose est obtenu, c’est qu’on a travaillé pour cela – on l’a mérité. C’est comme quand on reçoit un salaire pour notre travail. Pourtant, si quelque chose nous est crédité, ceci nous est donné. Tout comme n’importe quel cadeau donné gratuitement et qui n’est pas gagné, ni mérité, mais simplement reçu. Ce récit d’Abraham renverse la compréhension populaire que nous avons concernant la justice qui serait, soit une croyance en l’existence de Dieu, soit elle serait obtenue en faisant suffisamment de bonnes œuvres. Ce n’est pas la démarche qu’a suivit Abraham. Il a simplement choisit de croire en la promesse qu lui a été présentée.

La Croyance d’Abraham : Il a misé sa vie dessus

Choisir de croire en la promesse d’un fils était peut être simple, mais ce n’était certainement pas facile. Abraham aurait pu facilement ignorer la promesse en contestant que si Dieu avait vraiment le désire et le pouvoir de lui accorder un fils, il l’aurait déjà fait. Car, à ce stade de leur vie, Abraham et Sarah (sa femme) étaient vieux et avaient passé depuis longtemps l’âge d’avoir des enfants. Souvenez vous qu’une “Grande Nation” a été promise à Abraham alors qu’il avait déjà 75 ans.

En response à cela, il quitta son pays natal et partit pour Canan. Beaucoup d’années passèrent entre temps et Abraham et Sarah devenaient très vieux et n’avaient toujours pas d’enfant, sans parler d’une nation!

“Pourquoi Dieu ne nous a t-il pas déjà donné un enfant s’il pouvait le faire?”- ce serait-il demandé. En d’autres termes, il crut en la promesse d’un fils même s’il avait probablement des questions en suspent concernant la promesse. Il crut en la promesse parce qu’il fit confiance au Dieu qui fit la promesse – même s’il ne comprenait pas tout sur cette promesse, ni ne s’était figuré tout ce que Dieu avait à l’esprit. Croire en la promesse exigeait une attente active de la part d’Abraham. D’une certaine façon, sa vie entière fut interrompue alors qu’il logeait dans des tentes dans la Terre Promise de Canaan, attendant (de nombreuses années) la promesse d’un fils à venir.

Ça aurait été beaucoup plus facile pour lui de ne pas tenir compte de la promesse et de retourner chez lui en Mésopotamie (de nos jours l’Irak), laisser derrière lui de nombreuses années auparavant et où se trouvaient toujours son frère et sa famille. Pendant de nombreuses années, Abraham devait vivre chaque jour avec la difficulté de croire en cette promesse et attendre qu’elle se réalise. Sa confiance en cette promesse était si grande qu’elle prenait le pas sur les autres objectifs de sa vie – la sécurité, le confort et le bien-être. Concrètement, vivre dans l’attente de la promesse voulait dire faire abstraction des objectifs habituels de la vie. Croire en cette promesse montrait à la fois sa confiance et son amour pour Dieu. Il aurait pu choisir de ne pas croire et de retourner au pays d’où il venait (de nos jours l’Irak).

Il aurait pu ignorer la promesse tout en continuant à croire en l’existence de Dieu, en continuant à prier et d’aider d’autres gens. Dans ce cas, il aurait gardé sa religion, cependant, le statut de ‘juste’ ne lui aurait pas été accordé. Ainsi, croire en la promesse allait bien au delà d’un assentiment mental. Abraham dû miser sur sa vie, sa réputation, sa sécurité, ses actions présentes et ses espoirs futurs concernant la promesse car, comme il croyait, il attendait de façon active et dans une attitude d’obéissance. C’était la façon d’être d’Abraham.

Abraham : Le modèle pour nous aider à croire les Promesses

Le reste de la bible traite cette rencontre comme un Signe pour nous. La croyance qu’a Abraham en la promesse venant de Dieu et l’attribution de justice qui s’ensuit est pour nous un modèle à suivre. L’intégralité de l’Évangile est fondé sur des promesses que Dieu fait à chacun de nous. Ces promesses ne sont pas les mêmes que la promesse spécifique faite à Abraham, d’avoir un fils. Ce sont néanmoins des promesses, et tout comme les promesses faites à Abraham, ces promesses nous emmènent au tournant d’une décision. Croyons nous (cad. faisons nous confiance) à ces promesses ou non?

De quelles promesses parlons nous? En voici quelques unes:

Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. (Jean 1:12-13)

En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l’auront entendue vivront. (Jean 5:24-25)

Je suis la porte. Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance. (Jean 10:9-10)

“Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.” (Matthieu 11:28-30)

“Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus Christ notre Seigneur.” (Romains 6:23 – article sur c’est verset ici)

Je pourrais continuer la liste. L’idée, cependant, ici, c’est que ce sont des promesses et elles sont faites soit par Jésus, soit en son nom – à vous et moi. Tout comme Abraham, nous pouvons choisir de croire en ses promesses – ou non. Comme Abraham, croire ces promesses va exiger et impliquer notre vie entière. Vous allez devoir assujettir les buts et les aspirations de votre vie à ces promesses. Un acquiescement mental à ces promesses n’est pas l’offre que l’évangile présente. Ce n’est pas non plus la croyance en l’existence de Dieu ou encore des efforts vaillants et bien intentionnés dans le but de gagner certains mérites. Si vous croyez en ces promesses pour votre vie, cela aussi vous sera imputé à justice.  Et, ces promesses vont vous faire démarrer le même parcours de foi que celle sur lequel Abraham s’est embarqué.

Bien qu’Abraham ait vécu dans une région différente avec des coutumes et des rites différents, il demeure pour nous un modèle. La promesse faite à Abraham et qui s’est réalisée de façon littérale, historique et de façon vérifiable, demeure un modèle et un signe avant coureur proclamant que nous ne sommes pas idiots si nous échangeons ce qui, au final, nous ne pouvons garder (cette vie) contre un gain que nous ne pouvons pas perdre (ces promesses de la vie éternelle).

La promesse atemporelle à un homme circonspect – discrète, mais éternelle

À l’heure de la rédaction, l’attention du monde se porte sur de multiples championnats sportifs.  Le NFL américain se dirige vers le SuperBowl.  Les champions de l’année de hockey et de basketball se décident bientôt.  Et pendant que les fans nord-américains s’accrochent à ces sports, la majorité du reste du monde se focalise sur le Grand Slam de Tennis en Australie.  Puis, les matchs et les championnats de soccer (football) sont toujours présents.

Lorsqu’on y pense, c’est incroyable que toute l’attention portée sur ces championnats sera en définitive oubliée d’ici six mois. Ce que le monde considère important à l’heure actuelle sera vite oublié une fois passé à d’autres amusements, championnats ou événements politiques. Ce qui fait la première page un jour se tourne vite en histoire oubliée le jour suivant.

Nous avons vu dans l’article précédent que ce même schéma se répétait à l’époque ancienne d’Abraham. Les compétitions, les exploits, les drames importants et spectaculaires qui retenaient l’imagination il y a 4000 ans, sont oubliés de nos jours. Mais, une promesse solennelle communiquée calmement à un individu, promesse négligée du monde de ce temps-là, grandit et  déferle sous nos yeux. Je souligne le point évident, mais souvent négligé, que la promesse faite à Abraham il y a environ 4000 ans s’accomplit littéralement, historiquement et est vérifiable. Il y a lieu de reconnaître au moins que cette promesse nous offre un plaidoyer préliminaire en faveur de l’existence du Dieu de la Bible. Le récit d’Abraham se poursuit par d’autres rencontres avec le Dieu de promesses. Abraham et ceux qui suivent son cheminement apprennent encore plus – voir la promesse qui passe du domaine de l’histoire à celui de l’Éternel. Ce récit n’est pas un événement vite démodé comme les championnats sportifs du jour, mais le récit d’un homme circonspect qui permettra de comprendre et saisir l’éternité. Il serait sage d’y prêter attention.

La plainte d’Abraham

Plusieurs années se sont écoulées depuis la Promesse dite à Abraham dans le récit de Genèse 12. Abraham avait déménagé à Canaan (la Terre Promise), Israël aujourd’hui, en obéissant à la promesse. D’autres événements mémorables se produisent ensuite, à l’exception de celui auquel il s’attend – la naissance du fils à travers lequel s’accomplirait la promesse. Nous reprenons le récit à la plainte d’Abraham:

Après ces événements, la parole de l’Éternel fut adressée à Abram dans une vision, et il dit: Abram, ne crains point; je suis ton bouclier, et ta récompense sera très grande.

 Abram répondit: Seigneur Éternel, que me donneras-tu? Je m’en vais sans enfants; et l’héritier de ma maison, c’est Eliézer de Damas.Et Abram dit: Voici, tu ne m’as pas donné de postérité, et celui qui est né dans ma maison sera mon héritier. (Genèse 15:1-3)

La promesse de Dieu

Abraham campait au Pays et attendait le départ de la ‘Grande Nation’ qui lui était promise. Pourtant, rien ne se passe et il a maintenant environ 85 ans. Il se plaint que Dieu n’a pas tenu la Promesse qu’Il lui avait faite. Leur conversation se poursuit:

Alors la parole de l’Éternel lui fut adressée ainsi: Ce n’est pas lui qui sera ton héritier, mais c’est celui qui sortira de tes entrailles qui sera ton héritier. Et après l’avoir conduit dehors, il dit: Regarde vers le ciel, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit: Telle sera ta postérité. (Genèse 15:4-5)

Dans l’échange Dieu répète Sa première promesse et déclare qu’il aura un fils qui deviendra un peuple aussi innombrable que les étoiles du ciel – nombreuses, mais difficiles à compter.

La réponse d’Abraham: Effet éternel

C’est à Abraham de jouer. Comment répondra-t-il à la Promesse réitérée? Ce qui suit est une phrase que la Bible elle-même considère comme l’une des plus importantes de toute l’Écriture (citée plusieurs fois ultérieurement). Elle établit les fondements pour comprendre l’Évangile et révèle le chemin à l’Éternel. Elle dit :

Abram fit confiance à l’Éternel et, à cause de cela, l’Éternel le déclara juste. (Genèse 15:6)

La phrase est plus facile à comprendre si nous remplaçons les pronoms par des noms. Elle se lit ainsi :

Abram fit confiance à l’Éternel et, à cause de cela, l’Éternel déclara Abram juste. (Genèse 15:6)

C’est une petite phrase qui passe inaperçue. Elle va et vient sans fanfare de championnat et nous sommes inclinés à l’éviter. Cependant, elle a une importance vitale – et elle contient les semences de l’Éternel. Pourquoi? Parce que, dans cette petite phrase, Abraham est déclaré ‘juste’. Voilà la qualité – et la seule qualité – nécessaire pour se mettre en règle avec Dieu.

Révision du problème: la corruption

Du point de vu de Dieu, bien que nous avons été créés à Son image, quelque chose est arrivé qui a corrompu l’image. Le verdict biblique est donc :

Du haut du ciel, l’Eternel observe les homes
pour voir s’il y en a un qui est intelligent,
qui cherche Dieu:
3 tous se sont éloignés, ensemble ils se sont corrompus;
il n’y en a aucun qui fasse le bien,
pas même un seul. (Psaume 14:2-3)

Les images qui m’aident à mieux  comprendre sont la corruption des elfes en orcs dans l’épopée du Seigneur des Anneaux ainsi que l’analogie de ‘manquer’ le but utilisée dans la bible. Le résultat final est que nous nous retrouvons séparés d’un Dieu Juste parce que nous n’avons aucune justice. La corruption nous prend et déferle vers un ‘Brave New World’, un monde autonome de Dieu et incliné à faire le mal – la récolte est la futilité et la mort. Si vous en doutez, il suffit de parcourir les manchettes des nouvelles et voir ce que les gens ont fait pendant les dernières 24 heures.

De fait, notre corruption nous a rendus répulsifs à Dieu tout comme le cadavre d’un rat en décomposition nous révulserait. Nous ne voudrions pas nous en approcher. La vue et la puanteur nous forceraient à nous tenir à distance. Nous sommes séparés du Créateur de la Vie et les paroles d’Esaïe s’avèrent vraies:

Nous sommes tous semblables à des êtres impurs,
toute notre justice est comme des linges souillés.
Nous sommes tous flétris comme un feuillage,
nos fautes nous emportent comme le vent. (Esaïe 64:5)

Abraham et la justice

Par ailleurs, nous trouvons cachée, presque inaperçue, dans la conversation entre Abraham et Dieu, la déclaration qu’Abraham a obtenu la ‘justice’ – celle que Dieu accepte. Qu’a donc ‘fait’ Abraham pour recevoir cette justice? Encore une fois, sans prétentions, le texte dit tout simplement qu’Abraham ‘fit confiance’. C’est tout? Nous voilà devant l’obstacle insurmontable d’être des ‘orcs’ corrompus, et la tendance naturelle, et puis-je dire universelle, de l’être humain à travers les âges  de rechercher des religions sophistiquées et difficiles, des efforts, une morale, des disciplines ascétiques, des enseignements, des systèmes de mérites, etc., – pour acquérir la justice. Mais cet homme, Abraham, obtient cette justice prisée en ‘croyant’ tout simplement.

Que signifie cela? En quoi cela concerne-t-il votre justice et la mienne? Cela a une importance totale pour votre justice et la mienne! Nous le verrons dans l’article suivant.

La voix de l’antique, promesse qui résonne encore autour du monde

On peut observer de nos jours une tendance de presse mondiale qui se dégage des autres et qui vaut la peine qu’on s’y attarde. Chaque mois, et même chaque semaine, un flot incessant de rapports et de nouvelles maintient la nation d’Israël régulièrement en évidence. Le conflit avec les Palestiniens, les guerres environnantes ainsi que les tensions au Moyen-Orient sont généralement amplifiés à cause de l’État d’Israël afin que le reste du monde entend toujours parler de ce pays. C’est plutôt inhabituel étant donné qu’Israël est un petit pays en termes géographique, économique et démographique.

Le fait que des événements ayant lieu dans ce minuscule pays d’Israël des temps modernes aient des échos dans le monde entier devrait nous amener à considérer ce qui a déclenché la chaîne d’événements qui ont conduit à cette situation particulière. Pour bien saisir cela, nous devons nous rapporter aux premières pages du livre de la Genèse dans la Bible, où, il y a environ 4000 ans, un individu sans importance a entrepris un voyage de camping qui n’en finissait plus et est devenu célèbre dans le monde entier et le demeure encore aujourd’hui. Cela est assez remarquable en soi, mais comprendre cette histoire comporte des implications bien au-delà des causes et des effets historiques. Le Livre Saint dit que cette histoire aura une incidence sur le résultat de votre destinée éternelle et la mienne. S’il y a la moindre chance que cela soit vrai, nous ferions bien d’être attentifs.

L’homme d’autrefois en question est Abraham (aussi appelé Abram). Le récit de la Bible est si ancien qu’il n’existe pas beaucoup de preuves externes pour réfuter ou confirmer les événements. Par contre, il y en a quelques-unes. Parmi les 17 000 tablettes d’Ebla découvertes en 1975 et 1976 dans le nord de la Syrie et âgées d’environ 4200 ans, on fait mention de Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm et Tsoar comme des « villes de la plaine », les mêmes noms et phrases descriptives utilisés dans Genèse 13: 2 et Genèse 14: 2 – les endroits où Abraham a fait son « camping ». Nous avons donc des raisons préalables et suffisantes pour prendre au sérieux ce récit.

 La promesse à Abraham

Le récit biblique d’Abraham commence avec Dieu qui lui fait les promesses suivantes:
«Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai;
Je rendrai ton nom grand et tu seras une source de benediction.
Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront;
… et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.» (Genèse 12: 2-3)

 … promesses accomplies grâce à la renommée d’Abraham

La plupart d’entre nous aujourd’hui se demande s’il y a vraiment un Dieu et s’il s’est réellement révélé à travers le récit biblique ou non. Et dire que nous avons sous les yeux cette promesse, dont certaines parties sont vérifiables. Ce récit mentionne Dieu promettant directement à Abraham :“ Je rendrai ton nom grand ”. Nous voici bien établis dans le 21e siècle et le nom d’Abraham / Abram est l’un des noms les plus reconnus à l’échelle mondiale de l’Histoire de l’humanité.

Cette promesse est devenue une réalité littérale, historique et vérifiable. La première copie encore existante de la Genèse vient des Manuscrits de la Mer Morte, qui datent d’entre 200 à 100 ans avant J-C. Cela signifie que cette promesse a, à tout le moins, été mise par écrit depuis ce temps. Pourtant, à ce moment-là, la personne et le nom d’Abraham n’étaient connus que de la minorité de Juifs qui suivaient la Thora. Nous pouvons donc voir que l’accomplissement est survenu seulement après qu’elle a été écrite, pas avant. Nous ne sommes certainement pas devant le cas d’un événement consigné après le fait.

… grâce à sa grande nation

Ce qui est également étonnant est qu’Abraham n’a vraiment rien accompli de remarquable dans sa vie – le genre de chose qui fait normalement d’un nom « grand ou célèbre ». Il n’a rien écrit d’extraordinaire (comme l’Odyssée d’Homère ou le Code d’Hammourabi), il n’a pas été à la tête d’un empire (comme les Pharaons d’Égypte), il n’a pas conduit de campagnes militaires impressionnantes (comme Hannibal ou Alexandre le Grand ), ni rien inventé. Il n’a rien fait d’exceptionnel, à part camper et engendrer quelques lignées. Si vous aviez eu l’habitude de parier en ce temps-là, vous auriez sans doute misé sur un des rois, des généraux, des guerriers, ou encore des poètes de l’époque pour devenir grand et célèbre dans         l’Histoire. Mais, tous ces noms sont tombés dans l’oubli – tandis que l’homme qui réussit à peine à engendrer quelques fils dans le désert est devenu célèbre dans le monde entier. Son nom est devenu grand, seulement parce que les nations qu’il a engendrées ont inscrit son nom dans leurs annales – et qu’ensuite seulement des individus et des nations qui sont sortis de lui sont devenus grands. C’est exactement ce qui avait été promis il y a longtemps dans Genèse 12 : «Je ferai de toi une grande nation … je rendrai ton nom grand”. Je ne peux penser à personne d’autre dans toute l’Histoire qui est devenu grand uniquement à cause de ses descendants et non à cause de ses exploits.

… Par la volonté de celui qui a fait la promesse

Tant qu’à la nation qui descend aujourd’hui d’Abraham – les Juifs – elle n’était jamais vraiment une nation avec laquelle nous associons généralement la grandeur. Ils n’ont pas construit de grandes structures architecturales comme les pyramides d’Égypte, écrit de dissertations philosophiques comme les Grecs, ou été des administrateurs ou des bâtisseurs comme les Romains – qui l’ont fait dans le contexte de puissances mondiales étendant leurs vastes frontières grâce à leur pouvoir militaire extraordinaire. La renommée du peuple juif est principalement due au livre de la Thora dont ils sont à l’origine, à quelques individus remarquables issus de leur lignée, et au fait qu’ils ont survécu depuis des milliers d’années comme peuple distinct et à part. Leur grandeur n’est pas vraiment liée à ce qu’ils ont accompli, mais plutôt à ce qu’on leur a fait et à ce qui a été fait à travers eux. Arrêtons-nous maintenant sur la raison qui allait mener cette promesse à l’aboutissement. Là, noir sur blanc, il est écrit à plusieurs reprises “Je vais …”. La façon unique par laquelle leur grandeur a joué un rôle dans l’histoire s’inscrit remarquablement une fois de plus dans cette déclaration que c’est Dieu qui rendrait cela possible et non leur propre capacité, leurs efforts de conquête ou la puissance de leur «grande nation». L’attention portée à travers le monde aujourd’hui pour les nouvelles en provenance d’Israël est un cas d’espèce. Entendez-vous régulièrement parler d’événements d’actualité en Hongrie, en Norvège, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Bolivie, ou en République Centrafricaine – tous des pays de taille similaire à travers le monde?

Rien de naturel dans l’Histoire, ni dans aucun événement humain, n’aurait pu mener à l’accomplissement de cette ancienne promesse telle que déclarée à cet homme d’autrefois qui, parce qu’il a eu confiance en cette promesse, a choisi le « chemin le moins fréquenté ». Pensez à comment peu probable cette promesse serait réaliser. Mais elle s’est accomplie et continue à s’accomplir, comme déclaré il y a des milliers d’années. Il n’y a aucun doute que c’est uniquement sur le pouvoir et l’autorité de celui qui a fait la promesse que celle-ci s’est réalisée.

 Le périple qui secoue encore le monde

Abraham trekCette carte montre l’itinéraire du voyage d’Abraham.

La bible déclare ensuite qu’ « Abram partit comme l’Éternel le lui avait dit » (v. 4). Il s’est mis en route pour le voyage indiqué sur la carte et dont on parle encore aujourd’hui.

Des bénédictions pour nous

Mais il y a plus encore! La bénédiction n’était pas seulement pour Abraham puisqu’il est aussi dit que « toutes les familles de la terre seront bénies en toi » (c’est-à-dire à travers Abraham). Cela devrait nous secouer, vous et moi, et nous pousser à prêter attention. Parce que, vous et moi faisons partie de « toutes les familles de la terre » – quel que soient notre religion, notre origine ethnique, notre pays, notre statut social ou notre langue. La portée de cette promesse englobe tout le monde aujourd’hui! Comment? Quand? Quel genre de bénédiction? Ce n’est pas clairement indiqué ici, mais c’est le début de quelque chose qui nous affecte directement. Puisque nous savons que les premières parties de cette promesse se sont réalisées, nous pouvons avoir l’assurance que la dernière partie qui s’applique à nous, s’accomplira également. Nous n’avons besoin que de la clé pour résoudre l’énigme. Et, nous la trouverons en continuant à suivre le parcours d’Abraham. La clé de « justice » que tant de personnes dans le monde entier cherchent ardemment à découvrir nous sera révélée dans notre prochain article où nous continuerons à suivre les traces de cet homme remarquable.