Le signe du sacrifice d’Abraham

Abraham est un des personnages les plus fondamentaux de l’Ancien Testament qui nous aide à comprendre l’Évangile. Il a vécu il y a 4000 ans voyageant de ce qui est l’Irak actuel pour camper dans l’Israël d’aujourd’hui. Le récit dans la Bible est si ancien qu’il existe peu de preuves externes pour réfuter ou confirmer ces évènements. Mais il en existe. Parmi les 17000 Tablettes d’Ebla découvertes en 1975-6 en Syrie du Nord, datées de 4200 ans, il est question de Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm, et Tsoar comme ‘villes de la Plaine’, les mêmes noms et phrase descriptive utilisés en Genèse 13:12 & Genèse 14:2 – les lieux où Abraham a ‘campé’. Nous avons donc des raisons de prendre le récit au sérieux et sa mise en scène est entièrement historique.

J’aimerais donc observer un passage bien connu du récit d’Abraham, le passage où Dieu lui demande de sacrifier son fils unique, Isaac, pour lequel Abraham avait attendu de nombreuses années, et sur lequel reposaient tous les espoirs d’une descendance future.

A ce stade, Abraham fait face à la plus grande épreuve de sa vie et cela nous donne un aperçu de l’Évangile. Je vous encourage à lire le récit complet dans la Genèse à propos de l’épreuve du sacrifice de son fils ici.

 Le sacrifice avec le regard tourné vers l’avenir

Nous voyons dans le récit que c’était une épreuve pour Abraham, mais ce l’est aussi pour nous. Pour ‘voir’ cela nous devons noter quelques observations du récit. Voici la partie pertinente du récit:

Alors Abraham aperçut un bélier qui s’était pris les cornes dans un buisson. Il s’en saisit et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham appela ce lieu-là: Adonaï-Yireéh (le Seigneur pourvoira). C’est pourquoi on dit aujourd’hui: Sur la montagne du Seigneur, il sera pourvu. (Genèse 22:13-14)

Remarquez le nom qu’Abraham a donné au lieu où l’épreuve s’est produite. Il l’a nommé ‘Le Seigneur pourvoira’. La question à poser est: ‘Est-ce que le verbe est au passé, au présent ou au futur?’ Il est clairement au futur. De plus le commentaire qui suit (que Moïse a inséré en compilant le récit dans la Thora juive environ 500 ans plus tard) répète “…il sera pourvu”. Encore une fois c’est au futur et cela porte donc le regard vers l’avenir. Mais l’appellation se produit après le sacrifice du bélier (un mouton mâle) à la place d’Isaac. Beaucoup de ceux qui lisent le récit pensent qu’Abraham, en nommant ce lieu, fait référence au bélier pris dans le buisson et sacrifié à la place de son fils. Mais quand Abraham nomme le lieu “Adonaï-Yiréeh, le bélier est déjà mort, sacrifié et brûlé. Si Abraham pense au bélier – déjà mort, sacrifié et brûlé – il l’aurait appelé ‘Le Seigneur a pourvu’, c.-à-d. au passé. Et Moïse, s’il pensait au bélier qui a pris la place du fils d’Abraham aurait commenté ‘C’est pourquoi on dit aujourd’hui: Sur la montagne du Seigneur, il a été pourvu’. Mais Abraham et Moïse nomment tous les deux ce lieu en utilisant clairement le verbe au futur. Ils ne pensent donc pas à ce bélier déjà mort et sacrifié.

 Le lieu où le sacrifice est arrivé

A quoi pensent-ils donc? En cherchant un indice nous voyons que l’endroit où Dieu a dit à Abraham d’aller au début de ce Signe était:

—Prends Isaac, ton fils unique, que tu aimes, lui dit Dieu, et va au pays de Morija. Là, tu me l’offriras en sacrifice sur l’une des collines, celle que je t’indiquerai. (v.2)

C’est arrivé à ‘Morija’. Mais où est situé cette colline? Bien que c’était une région déserte au temps d’Abraham (2000 av.J.-C.), mille ans plus tard (1000 av. J.-C.) le roi David y a établi la ville de Jérusalem, et Salomon y a construit le premier temple juif. Nous lisons plus loin dans les livres historiques de l’ancien testament que:

Salomon commença à bâtir le Temple de l’Eternel à Jérusalem, sur la colline de Morija où l’Eternel était apparu à son père David (2 Chroniques 3:1)

En d’autres mots, ‘le mont Morija’ au temps d’Abraham était une montagne isolée dans le désert mais mille ans plus tard, grâce à David et Salomon, c’est devenu la ville centrale et la capitale des Israélites où ils ont construit le temple juif. Et jusqu’à ce jour c’est un lieu saint pour le peuple juif.

Jésus et le sacrifice d’Abraham

Et nous trouvons ici une connexion directe à Jésus et à l’Evangile. Nous voyons cette connexion en considérant un des titres attribués à Jésus. Jésus avait beaucoup de titres qui lui étaient associés. Peut-être le plus célèbre est : ‘le Christ’. Mais un autre titre qui lui est donné, et qui est moins connu, est très important. Nous le voyons dans l’Evangile de Jean lorsque Jean-Baptiste dit:

Le lendemain, Jean (c.-à-d. Jean-Baptiste) aperçut Jésus qui se dirigeait vers lui; alors il s’écria:

—Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde. C’est de lui que je vous ai parlé lorsque je disais: «Un homme vient après moi, il m’a précédé, car il existait avant moi.» (Jean1:29-30)

Autrement dit, Jésus était aussi connu sous le nom d’ ‘Agneau de Dieu’. Considérons maintenant la fin de la vie de Jésus. Où a-t’il été arrêté et crucifié? C’était à Jerusalem (qui comme observé est bâtie sur ‘le mont Morija’). Il est clairement dit pendant son arrestation que :

Apprenant qu’il relevait bien de la juridiction d’Hérode, il (Pilate) l’envoya à ce dernier qui, justement, se trouvait lui aussi à Jérusalem durant ces jours-là. (Luc 23:7)

Autrement dit, l’arrestation, le procès et la sentence de Jésus sont arrivés à Jérusalem (=le mont Morija). L’historien romain Tacite corrobore le lieu de la crucifixion de Jésus comme ‘la Judée’, la province romaine dont Jérusalem était la capitale. Il écrit :

« … Ce nom leur vient de Christ, qui, sous Tibère, fut livré au supplice par le procurateur Ponce Pilate. Réprimée un instant, cette exécrable superstition se débordait de nouveau, non seulement dans la Judée, … » (Tacite. Annales Livre XV. 44. Il était historien romain qui écrivait en 116 apr. J.-C.)

La mort de Jésus est donc située en Judée par les historiens étrangers à la Bible, ce qui correspond avec l’Evangile qui la situe à Jérusalem. L’endroit de l’exécution de Jésus n’a pas été inventé par les écrivains de l’Evangile pour l’associer au récit d’Abraham

Mais retournons à Abraham. Pourquoi a-t’il nommé le lieu au futur ‘Le Seigneur pourvoira’? Comment pouvait-il savoir que quelque chose y serait ‘pourvu’ a l’avenir qui allait refléter avec précision le drame de la scène au mont Morija? Réfléchissez-y – dans le drame Isaac est sauvé de la mort au dernier moment parce qu’un agneau meurt à sa place. Deux mille ans plus tard, Jésus qui est appelé ‘Agneau de Dieu’ est arrêté et meurt au même endroit! Tous deux, Abraham et Moïse, disent que c’est Dieu qui le leur a révélé.

 Un esprit divin se révèle

En effet c’est comme si une intelligence connecte les deux événements séparés par 2000 ans d’histoire.

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Le sacrifice d’Abraham était un signe, qui 2000 ans à l’avance, annonçait la mort de Jésus.

Mais ce qui est unique c’est que le premier événement pointe vers le second deux mille ans plus tard. Nous savons que le premier a été configuré pour indiquer le second parce que le nom donné par Abraham et Moïse était ‘Le Seigneur pourvoira’ c.-à-d. qu’il porte le regard vers l’avenir. La figure illustre comment le premier événement fait allusion au second et a été configuré de manière à rappeler ce dernier. Cela prouve que cette Intelligence Se révèle à nous en coordonnant des faits séparés de milliers d’années. C’est la preuve que Dieu a parlé.

Bonne Nouvelle pour vous et moi

Ce récit est aussi pertinent pour nous pour des raisons plus personnelles. A la fin de l’échange Dieu déclare à Abraham que :

Tous les peuples de la terre seront bénis à travers ta descendance parce que tu m’as obéi. (Genèse 22:18)

Si vous appartenez à l’un des ‘peuples de la terre’ (et vous y appartenez!) cela vous concerne parce que la promesse est que vous pourrez alors recevoir une bénédiction de Dieu lui-même! Même la possibilité d’une bénédiction de Dieu devrait nous pousser à examiner ce sujet de plus près.

Comment la ‘bénédiction’ est-elle donnée? Tout d’abord le mot ‘descendance’ ici est au singulier. Il ne s’agit pas de ‘descendances’ comme dans beaucoup de descendants ou peuples, mais au singulier comme dans ‘il’, pas à travers beaucoup de personnes ou d’un groupe de personnes comme dans ‘ils’. Encore une fois, cela indique Jésus, la descendance d’Abraham. Tout comme le bélier a sauvé Isaac de la mort en mourant à sa place, ainsi l’Agneau de Dieu, par sa mort, nous sauve du pouvoir de la mort. La Bonne Nouvelle de l’Evangile est annoncée au-delà de coïncidences fortuites dans le récit remarquable du sacrifice d’Isaac sur le mont Morija, le même endroit où 2000 ans plus tard il ‘a été pourvu’.

Mais ce n’est pas seulement dans le récit d’Abraham que c’est arrivé, nous le voyons aussi dans le récit de la Pâque de Moïse – un des faits les plus connus de la Bible.

La Résurrection de Jésus Christ: Histoire à sensation ou fait historique?

Quand j’étais petit, j’ai appris beaucoup d’histoires « merveilleuses » au sujet de nos fêtes religieuses. J’ai appris qu’à Noël un gros bonhomme joyeux vivant au Pôle Nord survolait la terre avec ses rennes et passait par les cheminées pour donner des cadeaux aux gentils enfants. J’ai aussi appris que le lapin de Pâques distribuait des oeufs et des chocolats à ces mêmes gentils enfants. En prenant de l’âge, j’ai réalisé que ces belles histoires n’étaient pas vraies. Je peux aujourd’hui me les rappeler en souriant – sachant bien que j’ai dépassé ce stade.

J’ai appris d’autres « histoires » au sujet de nos fêtes religieuses. Des histoires de bergers voyant des anges, de mages suivant des étoiles, d’un bébé né dans une étable – histoires qui forment la base de nos célébrations de Noël. La plus dramatique était probablement l’histoire de Jésus mourant sur la croix et ressuscité trois jours plus tard – ce récit étant la base de Pâques.

Cette seconde série d’histoires, quand on les prend à la lettre, semble aussi fantastique que la première. En grandissant, quand j’ai réalisé que les premières histoires étaient fausses, je me suis demandé si les autres l’étaient aussi. Après tout, elles sont toutes reliées à des fêtes religieuses, elles nous émer-veillent – et elles sont aussi incroyables les unes que les autres! Ceci est surtout vrai pour l’histoire de Pâques selon laquelle Jésus est ressuscité physiquement trois jours après sa mort et il est revenu à la vie. Ce récit religieux est sans doute le plus audacieux de tous, peut-être mériterait-il de faire la une des journaux à sensations : « Un homme mort revient à la vie. » Est-ce possible? Est-ce même digne de foi? Y a-t-il des preuves raisonnables pour corroborer cette histoire?

Difficile de répondre à ces questions. Mais, puisqu’elles touchent à notre mortalité, elles méritent un peu de réflexion. Après tout, au fil des siècles, les personnes les plus brillantes, les plus considérables, les plus puissantes ont toutes connu la mort, et vous et moi devrons aussi mourir un jour. Si quelqu’un l’a vaincue, cela pourrait avoir des implications sérieuses susceptibles d’attirer notre attention. Laissez-moi partager brièvement avec vous ce que j’ai appris en étudiant ce sujet.

Contexte Historique de Jésus – Extérieur de la Bible

La meilleure façon d’aborder la question de la résurrection est peut-être d’examiner toutes les alternatives possibles et de voir laquelle est la plus plausible – sans préjuger, par la « foi », des éventuelles explications surnaturelles. Chose certaine, Jésus a vraiment existé et sa mort publique a changé le cours de l’histoire. Nous n’avons même pas à consulter la Bible pour le savoir. Les manuels d’histoire profane contiennent plusieurs références à Jésus et à son impact sur le monde de son temps. Examinons deux de ces références. Tacite, le gouverneur et historien romain, a fait une remarque fascinante sur Jésus quand il a décrit comment Néron avait fait massacrer les chrétiens du 1er siècle (en 65 ap. J.-C.) pour servir de boucs émissaires suite à l’incendie de Rome. Voici ce qu’il a écrit :

 « Néron […] torturait par des moyens des plus raffinés des personnes appelées chrétiens, que l’on haïssait à cause de leurs crimes graves. Christus, le fondateur du mouvement, a été mis à mort par Ponce Pilate, procureur de la Judée pendant le règne de Tibère; mais cette superstition pernicieuse, réprimée pendant un temps a refait surface, non seulement en Judée où le méfait avait pris naissance, mais également à travers la ville de Rome. » Tacite. 112 ap. J.-C. Annales XV. 44

Fait intéressant, Tacite prouve ici que Jésus : 1) était un personnage historique; 2) a été exécuté sous Ponce Pilate; 3) en l’an 65 ap. J.-C. (à l’époque de Néron) la foi chrétienne s’était répandue au delà de la Méditerranée, de la Judée jusqu’à Rome. Ce phénomène avait pris tant d’ampleur que l’empereur de Rome a cru devoir l’enrayer. Notez aussi que Cornélius Tacite a écrit en qualité de témoin hostile puisqu’il considérait le mouvement que Christ avait commencé comme une « superstition pernicieuse. »

Josèphe, chef militaire et historien juif, adressait ses écrits à un public romain. Dans l’ouvrage cité ci-après, il résume l’histoire de la nation juive depuis ses débuts jusqu’à son époque. Il décrit en ces termes le temps et la carrière de Jésus :

« Il y eut en ce temps-là un homme sage […] Jésus […] bon […] et vertueux. Et plusieurs parmi les Juifs et les autres nations sont devenus ses disciples. Pilate l’a condamné à mourir par crucifixion. Ceux qui étaient devenus ses disciples ne l’ont pas abandonné. Ils ont rapporté qu’il leur était apparu trois jours après sa crucifixion et qu’il était vivant. » Josèphe. 90 ap. J.-C. Antiquities xviii. 33

Ces brefs écrits du passé semblent indiquer un événement bien connu et que son mouvement s’est imposé au monde romain par ses disciples.

Contexte Historique – de la Bible

Luc, médecin et historien, donne plus de détails sur l’avancement de cette foi à cette époque. Voici un extrait de son livre des Actes :

 « Tandis que Pierre et Jean parlaient au peuple, survinrent les sacrificateurs, le commandant du temple, et les sadducéens, mécontents de ce qu’ils enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. Ils mirent la main sur eux, et ils les jetèrent en prison […] Lors qu’ils virent l’assurance de Pierre et Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction […] disant : Que ferons-nous à ces hommes? » Luc, 63 ap. J.-C., Actes 4.1-16

« Cependant le souverain sacrificateur et tous ceux qui étaient avec lui, […] mirent la main sur les apôtres, et les jetèrent dans la prison publique […] Furieux […] ils voulaient les faire mourir, […]Ayant appelé les apôtres, ils les firent battre de verges. Ils leur défendirent absolument de parler au nom de Jésus, et ils les relâchèrent.» Luc, 63 ap. J.-C., Actes 5.17-40

Ce récit révèle que les autorités cherchaient par tous les moyens à arrêter cette « superstition pernicieuse » (comme disait Tacite). Précisons que ces événements se sont passés à Jérusalem – là où quelques semaines auparavant, l’exécution publique et l’ensevelissement de Jésus avaient eu lieu.

 Pourrait le corps de Jésus resté dans le tombeau?

Le survol de ces données historiques et pertinentes, nous permet d’examiner les explications possibles entourant la présumée résurrection de Christ. Tout d’abord, il n’y a que deux seules alternatives concernant le corps du Christ mort – le corps de Christ était dans le tombeau ou il ne l’était pas. Ce sont les deux seules alternatives – il n’y a pas d’autres possibilités.

Supposons que son corps était toujours dans le tombeau. En réfléchissant aux événements rapportés par l’histoire, nous sommes toutefois confrontés à un fait insolite. Le tombeau n’était qu’à quelques minutes de marche du lieu où les disciples annonçaient publiquement sa résurrection. Pourquoi alors les chefs du peuple auraient-ils eu recours à des mesures aussi extrêmes pour étouffer cette supposée résurrection, si le corps se trouvait au tombeau? Si j’avais été l’un de ces dirigeants, j’aurais attendu que Pierre ou Jean soit à l’apogée de son discours au sujet de cette résurrection et j’aurais ensuite fait défiler le corps de Christ devant tous – spectateurs et disciples compris. J’aurais discrédité ce nouveau mouvement sans avoir à emprisonner, ni à torturer ni à martyriser! Réfléchissez bien – des milliers de personnes se trouvant à Jérusalem à ce moment-là ont été converties à la foi en la résurrection physique de Christ. Si j’avais été parmi la foule je me serais demandé si je pouvais croire au message incroyable de Pierre – car il y avait un prix à payer à croire : la persécution. Je serais allé voir au tombeau pour vérifier de mes propres yeux. Et si le corps de Christ s’y était trouvé, ce mouvement n’aurait pas pu gagner de partisans face à cette preuve accablante et dans un milieu si hostile. Ainsi, le corps de Christ dans le tombeau mène à une absurdité. On ne peut envisager cette option sérieusement.

Pourrait les disciples enlever le corps?

Bien sûr, ceci ne prouve pas la résurrection. D’autres bonnes raisons pourraient expliquer pourquoi le tombeau était vide. Cependant, toute explication doit aussi tenir compte de la situation qui prévalait : le sceau romain sur le tombeau, la garde romaine surveillant le tombeau, l’énorme pierre (1 à 2 tonnes) fermant l’entrée du tombeau, les 40 Kg d’aromates déposés sur le corps pour l’embaumer. La liste s’allonge. L’espace nous manque pour étudier tous les facteurs et tous les scénarios qui expliqueraient la disparition du corps. Toutefois, selon l’explication la plus considérée de toutes, les disciples auraient eux-mêmes enlevé le corps, ils l’auraient caché et puis ils auraient entrepris de tromper tout le monde.

Supposons que ce scénario soit vrai, en évitant par le fait même de débattre des difficultés à expliquer comment cette bande de disciples découragés, qui avaient fui pour sauver leur peau quand Jésus a été arrêté, auraient pu se réunir et concevoir le plan de voler le corps tout en déjouant la garde romaine. Les disciples auraient donc brisé le sceau, déplacé la pierre massive et seraient disparus avec le corps embaumé – sans laisser de traces! Imaginons qu’ils aient réussi et qu’ils aient lancé à l’échelle mondiale, une nouvelle religion basée sur une supercherie. Nous sommes nombreux à croire de nos jours que ce qui a motivé les premiers disciples était le besoin de proclamer la fraternité et l’amour parmi les hommes – et que la mort et la résurrection de Christ (spirituelle et métaphorique) ont été les catalyseurs de ce message. Pourtant, en relisant la citation de Luc à nouveau, nous constatons que le sujet à controverse était que « Pierre et Jean enseignaient le peuple, et annonçaient en la personne de Jésus la résurrection des morts. » Ce sujet est l’élément principal de leurs écrits. Voyez l’importance que Paul accorde à la résurrection de Christ :

 « Je vous ai enseigné avant tout […] que Christ est mort […] a été enseveli, qu’il est ressuscité le troisième jour […] qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. Et si Christ n’est pas ressuscité, notre prédiction est donc vaine, […] votre foi aussi est vaine. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. […] Si c’est dans des vues humaines que j’ai combattu contre les bêtes à Éphèse, quel avantage m’en revient-il? Si les morts ne ressuscitent pas, Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » Paul, 57 ap. J.-C., 1 Corinthiens 15.3-32

De toute évidence, les disciples (du moins dans leur esprit) considéraient de la plus haute importance la résurrection dont ils avaient été témoins. Maintenant, supposons que ce n’était qu’un subterfuge – que les disciples aient vraiment volé le corps afin d’éviter que leur message ne soit contredit. Ils auraient peut-être pu à ce moment berner le monde, mais ils auraient su que le bouleversement social qu’ils provoquaient, leurs prédications et leurs écrits étaient tous fondés sur le mensonge. Et pourtant, ils ont littéralement donné leur vie pour cette mission. Pourquoi se seraient-ils sacrifiés s’ils avaient su que tout était faux? Des gens donnent leur vie pour des causes (louables ou non) parce qu’ils y croient ou parce qu’ils espèrent y gagner quelque chose. Réfléchissez aux attentats suicides au Moyen Orient. Voilà sûrement un excellent exemple moderne de dévouement extrême à une cause – dont l’issue est leur propre mort violente et la mort des autres. Que nous approuvions ou non leur cause, nous ne pouvons nier qu’ils y croient certainement pour ainsi se sacrifier. Ils vont à ces extrêmes justement parce qu’ils croient qu’ils iront au paradis, car telle est la récompense de leur sacrifice. Leur croyance est peut-être fausse, mais au moins ils y croient, sinon ils ne mettraient pas leur vie au jeu de façon si radicale. La différence entre les auteurs de ces attentats suicides et les premiers disciples est que les premiers ne sont pas en mesure de vérifier dans les faits la véracité de leurs croyances, tandis que les disciples l’étaient. Sur la base de leurs propres paroles, considérez le prix que les disciples ont payé pour répandre leur message et demandez-vous si vous seriez prêt à payer un si grand prix pour une chose que vous sauriez fausse :

 « Nous sommes pressés de toute manière […] dans la détresse […] persécutés […] abattus […] Et même si notre homme extérieur se détruit […],Paul, 58 ap. J.-C., 2 Corinthiens 4.8-9, 16

[…] par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses, sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux dans les veilles, dans les jeûnes […] Paul, 58 ap. J.-C., 2 Corinthiens 6.4-5, 10

comme attristés […] comme pauvres […] comme n’ayant rien […] Cinq fois j’ai reçu des Juifs quarante coups moins un, trois fois j’ai été battu de verges, une fois j’ai été lapidé, trois fois j’ai fait naufrage […], j’ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des païens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer. J’ai été dans le travail, et dans la peine, exposé à de nombreuses veilles, à la faim et à la soif […] au froid et à la nudité […] Qui est faible, que je ne sois faible? Paul, 58 ap. J.-C., 2 Corinthiens 11.24-27

Plus je réfléchis à l’héroïsme infaillible de ces disciples (pas un n’a flanché à la toute fin ni n’a « passé aux aveux »), plus il me semble impossible qu’ils n’aient pu croire sincèrement au message qu’ils proclamaient. Et s’ils y croyaient, ils n’ont certainement pas pu voler le corps de Christ et s’en débarrasser. Un des plus grands avocats au criminel, qui enseignait aux élèves de la faculté de droit à Harvard comment découvrir les faiblesses des témoins, a dit ceci en regard de la question qui nous intéresse :

« Les annales militaires ne comportent presque pas d’exemples d’aussi héroïque constance, de patience et de courage stoïque. Ils avaient tout ce qu’il leur fallait pour examiner soigneusement les fondements de leur foi, et les preuves des grands faits et vérités qu’ils affirmaient […]. » Simon Greenleaf, An examination of the Testimony of the Four Evangelists by the Rules of Evidence Administered in the Courts of Justice, Grand Rapids, Mich., Baker Book house, 1965. Reprint of 1874 ed., New York, J. Crokroft & Co., p. 29. Cité par Josh McDowell, La Résurrection, Braine-L’Alleud, Belgique; Éditeurs de Littérature Biblique, 1987, p. 149.

On peut ajouter à cela le silence des ennemis des disciples – les Juifs et les Romains. Ces témoins hostiles n’ont jamais réellement essayé de raconter la « vraie » histoire ni de démontrer que les disciples avaient tort. Comme l’a écrit le docteur Montgomery :

 « […] cette règle ne souligne pas assez l’importance de la solidité du témoignage de la résurrection du Christ tel qu’il a été présenté à l’époque dans les synagogues – le centre même de l’opposition – lors de contre-interrogatoires hostiles qui certainement auraient détruit tout début de christianisme si les faits avaient été autres. » John Warwick Montgomery « Legal reasoning & Christian Apologetics, » The Law above the law, Oak Park, Ill. Christian legal Society, 1975, p. 88-89. Cité par Josh McDowell, La Résurrection, p. 49.

Cette courte étude ne nous a pas permis de considérer tous les aspects de la question. Cependant l’audace inébranlable des disciples et le silence des témoins hostiles du temps en disent long sur le fait que Christ ait effectivement pu ressusciter et qu’il vaut la peine d’examiner cette question avec sérieux et réflexion. La résurrection est le point culminant de l’Évangile. Une façon de réfléchir de manière plus approfondie sur la résurrection est de le comprendre dans son contexte biblique. Un bon thème pour commencer est le signe d’Abraham. Bien qu’il ait vécu 2000 ans avant Jésus-Christ, ses expériences étaient un présage prophétique de la mort et la résurrection éventuelle de Jésus.

La Bible: Est-Elle Fiable? Ou at-il été corrompu?

Dans l’âge scientifique et moderne dans laquelle vous et moi vivons nous remettons en question la plupart des points de vue non-scientifiques que les générations précédentes croyaient. Ce scepticisme est particulièrement axé vers les croyances religieuses en général, et la Bible en particulier. Beaucoup d’entre nous doute la fiabilité de la Bible. Ceci découle d’une perception que nous avons de la Bible. Après tout, ce livre a été écrit il y a plus de deux mille ans.

À cette époque, il n’y avait pas d’imprimeries, pas de photocopieurs, ni de maisons d’édition. Les manuscrits originaux étaient tous copiés à la main de génération en génération pendant que des langues disparaissaient et que d’autres faisaient leur apparition, pendant que des empires s’effondraient et que d’autres puissances s’élevaient. Puisque les originaux ont disparu depuis longtemps, comment pouvons-nous savoir si ce que nous lisons aujourd’hui dans la Bible est conforme à ce qui a été écrit initialement par les auteurs?

Souvent les enfants jouent à un jeu qui s’appelle le « téléphone arabe », dans lequel un message est murmuré à l’oreille d’une personne qui à son tour, le murmure à l’oreille de son voisin jusqu’à ce que le message ait fait le tour de tous les participants. Enfin, la dernière personne répète le message à haute voix. Tous les joueurs remarquent la modification du message depuis son début jusqu’à la fin de la chaîne humaine.

Peut-on comparer ce jeu au passage de la Bible à travers les époques, en sorte que ce que nous lisons aujourd’hui soit considérablement différent des écrits originaux?

Principes de la critique textuelle

Naturellement, cette question s’applique à n’importe quel document ancien. Le schéma suivant démontre comment certains écrits sont conservés.

exemple des differentes etapes dun document ancien

Ce graphique simplifié nous donne l’exemple d’un document ancien écrit en 500 av. J.-C. La copie originale n’est toutefois pas conservée indéfiniment : elle doit donc être recopiée avant qu’elle ne se détériore ou ne soit perdue ou détruite (1re copie). Des professionnels, appelés scribes, faisaient la transcription. Au fil des ans, des copies étaient faites de la copie (2e et 3e copies). À un certain moment, une copie est con-servée, devenant une copie existante encore au-jourd’hui (3e copie). Dans l’exemple du graphique précédent, la copie encore existante aujourd’hui a été faite en 500 apr. J.-C. Ceci veut dire que nous ne connaissons l’état de ce document qu’à partir de 500 apr. J.-C. En conséquence, la période entre 500 av. J.-C. et 500 apr. J.-C. (représenté par un « X » dans le schéma) est une période où nous ne pouvons pas vérifier les copies puisque tous les manuscrits de cette période ont disparu.

Par exemple, si des erreurs de transcription ont été faites (intentionnellement ou non) quand la 2e copie a été faite de la 1re, nous serions incapables de le savoir puisque nous ne pouvons pas les comparer. Cette période de temps (la période « X ») antérieure aux copies existantes en est donc une d’incertitude quant aux textes. Par conséquent, nous pouvons donc formuler le principe suivant : plus la période de temps «X» est courte plus nous pouvons être confiants de l’exactitude de la copie conservée puisque cette période d’incertitude est réduite.

Bien entendu, nous avons habituellement plus d’une copie existante encore de nos jours. Supposons que nous ayons deux de ces copies et que dans la même section de chacune d’elle nous retrouvions la traduction de la phrase suivante :

lapin vs sapin 2 manuscritsL’auteur écrivait soit à propos d’un beau lapin ou d’un beau sapin. Un manuscrit contient donc une erreur de transcription, mais lequel des deux? Selon ce que nous possédons, il est très difficile de le déterminer.

Supposons maintenant que nous ayons deux autres manuscrits de la même œuvre, comme le montre l’illustration suivante.

lapin vs sapin 4 manuscritsIl est maintenant plus facile de déduire lequel des manuscrits contient l’erreur. Il est plus probable que l’erreur se soit produite une fois plutôt que trois. Il est fort probable que ce soit le manuscrit no 2 qui contienne l’erreur, et que l’auteur décrivait un beau lapin et non un beau sapin. Cet exemple fort simple illustre un 2e principe que nous pouvons appliquer pour vérifier l’intégrité d’un manuscrit – plus il y a de manuscrits disponibles, plus il est facile de déceler et de corriger les erreurs et d’établir le contenu de la copie originale.

Nous avons maintenant deux indicateurs que nous pouvons utiliser pour déterminer la fiabilité textuelle de la Bible :

  1. Établir le nombre d’années séparant le document original et le plus ancien manuscrit existant,
  2. Compter le nombre de copies existantes.

Manuscrits de la Bible par rapport à ceux du littérature classique gréco-romaine

Puisque ces principes s’appliquent aussi bien à n’importe quel document ancien, nous pouvons aller de l’avant et les appliquer non seulement à la Bible, mais également à d’autres œuvres anciennes, comme l’illustre le tableau suivant : (1)

anciens auteur classiqueCes auteurs représentent les principaux écrivains classiques de l’Antiquité – leurs écrits ont influencé le développement de la civilisation occidentale. Les copies conservées nous fournissent en moyenne de 10 à 100 manuscrits, environ 1000 ans après la rédaction de l’original.

Le tableau suivant compare les écrits bibliques (en particulier le Nouveau Testament) selon les mêmes points d’intérêts : (1)

anciens manuscrits bibliqueLa quantité de manuscrits du Nouveau Testament est tellement élevée qu’il est impossible de les énumérer tous dans un tableau. Comme le déclare un érudit (3) qui a passé des années à étudier le sujet :

« Nous avons plus de 24 000 copies de portions du N.T. conservées à ce jour […] ce qui dépasse de beaucoup en nombre tout autre document ancien en plus d’être attestées. En comparaison, l’Iliade de Homère arrive au deuxième rang avec 643 manuscrits toujours existants. »

Un savant du British Museum (4) le confirme :

« Les érudits sont convaincus qu’ils possèdent essentiellement les vrais textes des principaux auteurs grecs et romains…pourtant notre connaissance de leurs écrits dépend d’une poignée de manuscrits, tandis que les manuscrits du N.T. se comptent par… milliers. »

Et un nombre significatif de ces manuscrits sont extrêmement ancienne. Je possède un livre des premiers documents du Nouveau Testament. Il commence avec,

Ce livre fournit des transcriptions de 69 manuscrits du Nouveau Testament les plus tôt …daté d’à partir du début du 2ème siècle jusqu’au début du 4ème … (100-300 après JC) et ils contiennent 2/3 du texte du Nouveau Testament (P. Comfort, “The Text of the Earliest New Testament Greek Manuscripts”. p. 17. 2001)

L’empereur Constantin et la fiabilité de la Bible

C’est significatif puisque ces manuscrits datent avant l’Empereur romain Constantine (autour de 325 après JC) qui est souvent accusé de changer le texte biblique. S’il avait fait ainsi nous pourrions le vérifier en observant les modifications des textes avant lui (nous les avons) en les comparants aux textes qui viennent après lui. Mais le message des textes à partir de 200 après JC est le même que ceux d’un mille ans plus tard. Les plus réputés d’entre eux sont le Manuscrit Sinaiticus (autour de 350 après JC) et le Manuscrit Vaticanus (autour de 325 après JC). L’idée que des Chrétiens (ou Constantine et l’église catholique) ont changé ces textes n’a aucun sens du tout. Ce n’aurait pas été possible pour eux, dispersé partout, d’être en accord sur les changements à être faits. Même si ceux en Arabie par exemple avaient fait ça, la différence entre leur livre et ceux de Syrie ou Europe etc., aurait été évidente. Ni l’Eglise catholique, ni Constantin a changé la Bible. Ce n’est pas une déclaration religieuse, il est fondé uniquement sur des données scientifiques.

La figure ci-dessous illustre la chronologie des manuscrits à partir de laquelle le Nouveau Testament de la Bible est fondée.

Chronologie historique  des  manuscrits  de Nouveau Testament
Chronologie historique des manuscrits de Nouveau Testament

Quelles conclusions pouvons-nous tirer de ceci? Au moins dans ce que nous pouvons objectivement mesurer en temps (selon les mss existants et la durée de temps entre l’original et les plus vieux manuscrits) les preuves appuyant le N.T. surpassent n’importe quelle oeuvre classique de l’Antiquité. Le verdict vers lequel pointe l’évidence est le mieux résumé dans la citation suivante : (5)

« Le scepticisme à l’égard des textes que nous avons du N.T. fait sombrer tous les classiques dans l’obscurité, car aucun autre document de l’Antiquité est authentifié bibliographiquement autant que ne l’est le Nouveau Testament. »

Autrement dit, pour être logique, si nous décidons de douter de la fiabilité de la conservation de la Bible, il vaut mieux rejeter également tout ce que nous savons de l’histoire classique en général – aucun historien averti ne l’a fait. Nous savons que les époques, les langues et les empires se sont succédées à travers les ans, mais les textes bibliques eux n’ont pas été modifiés puisque les plus vieux mss que nous possédons sont antérieurs à ces événements. Par exemple, nous savons qu’aucun moine un peu trop zélé du Moyen Âge ne peut avoir ajouté aux miracles attribués à Jésus dans les écrits bibliques puisque tous les manuscrits précédant cette période les contenaient déjà.

Questions de traductions de la Bible

Mais qu’en est-il des erreurs de traduction, et le fait qu’il existe tellement de versions de la Bible aujourd’hui? Cela ne démontre-t-il pas qu’il est impossible de déterminer avec précision ce que les auteurs d’origine ont vraiment écrit? Parce que la majorité de la littérature classique a été écrite en grec (la langue originale du Nouveau Testament) il est possible de traduire avec précision les pensées et les mots des auteurs d’origine. À vrai dire, les différentes versions modernes l’attestent. Par exemple, lisez le verset bien connu Jean 3.16 dans les versions les plus répandues, remarquez la petite différence entre les mots, mais l’uniformité dans l’idée et la signification :

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, l’Unique–Engendré, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle. » Bible de Jérusalem

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Version Louis Segond

« Dieu, en effet, a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » Traduction œcuménique de la Bible

Vous pouvez constater que ces traductions ne se contredisent pas – elles se répètent, mais avec des mots légèrement différents.

Pour récapituler, ni le temps ni la traduction n’ont modifié les idées et les pensées originales telles qu’exprimées dans les manuscrits bibliques originaux qui sont perdus. Mais nous pouvons savoir avec précision que la Bible d’aujourd’hui est telle que les auteurs l’ont écrite.

Il est important de prendre conscience de ce que cette étude prouve et ne prouve pas. Elle ne prouve pas que la Bible est nécessairement la Parole de Dieu, ni qu’elle est véridique. On peut débattre (du moins selon les preuves présentées dans ce dépliant) que malgré le fait que les idées originales des auteurs bibliques aient été transmises avec exactitude, cela ne prouve pas ou n’indique pas que ces idées étaient justes (ou encore qu’elles venaient de Dieu). C’est vrai en soi.

Mais en commençant par comprendre la fiabilité du texte biblique, cela nous donne un bon point de départ pour débuter une sérieuse investi- gation à savoir si on peut répondre aux autres questions soulevées et voir quel est le thème de la Bible. La Bible affirme que son message porte une bénédiction de Dieu. Que faire si il ya une chance que c’est vrai? Prenez le temps d’apprendre quelques-uns des événements importants de la Bible que j’explique ici sur ce site. Vous pourriez être surpris. Un bon point de départ est le signe d’Abraham.

  1. McDowell, J. Evidence That Demands a Verdict. 1979. p. 42-48
  2. Comfort, P.W. The Origin of the Bible, 1992. p. 193
  3. McDowell, J. Evidence That Demands a Verdict. 1979. p. 40
  4. Kenyon, F.G. (former director of British Museum) Our Bible and the Ancient Manuscripts. 1941 p.23
  5. Comfort, P.W. “The Text of the Earliest New Testament Greek Manuscripts”. p. 17. 2001
  6. Montgomery, History and Christianity. 1971. p.29