D’où vient ‘Christ’ dans Jésus Christ?

Je demande parfois aux gens quel était le nom de famille de Jésus. Généralement ils répondent quelque chose comme: « Je suppose que son nom de famille était ‘Christ’, mais je ne suis pas sûr. » Alors je demande: “Si c’était le cas alors, quand Jésus était enfant est-ce que Joseph Christ et Marie Christ emmenaient le jeune Jésus Christ au marché ?” Présenté ainsi, ils réalisent que ‘Christ’ n’est pas le nom de famille de Jésus. Donc,‘Christ’, qu’est ce que c’est? D’où vient le terme ? Que veut-il dire ? Nous allons explorer cela dans cet article.

Traduction par opposition à Transcription

Nous devons tout d’abord nous assurer de comprendre quelques principes de base de la traduction. Les traducteurs s’efforcent de capturer la signification la plus juste. Ils n’utilisent donc pas toujours une approche mot à mot. Parfois, les traducteurs choisissent de traduire selon la similarité du son plutôt que selon le sens. Ceci est particulièrement vrai pour les noms ou les titres. Ceci est connu sous le nom de transcription. Par exemple, le nom anglais Peter est une transcription du nom grecque Πέτρος (Petros), qui signifie ‘rocher’ en grecque. Le nom a été apporté vers l’anglais par similarité de son, (Peter ressemble à Petros) plutôt que par son sens. Cependant, nous savons que le même nom en Français est Pierre, qui signifie ‘pierre’. Le nom a donc été apporté du Grecque vers le Français par traduction (même sens) plutôt que par transcription (même son). Concernant la bible, les traducteurs ont dû décider si les mots (en particulier les noms et les titres) seraient meilleurs (dans la langue de réception) traduits (signification) ou transcris (son). Et il n’y a pas de règles spécifiques; parfois, c’est mieux de traduire et parfois c’est mieux de transcrire.

Le Septante

A présent,  découvrons en détail les principes de l’histoire de la traduction biblique. La première traduction de la bible fut lorsque l’Ancien Testament Hébreu fut traduit en Grecque vers l’an 250 av. J-C. Cette traduction est connue sous le nom de Septante (ou LXX). Elle a exercé une énorme influence dans le monde occidental.

Fait très important: puisque le Nouveau Testament fut écrit en Grecque, lorsque ceux qui ont écrit le Nouveau Testament se référaient à l’Ancien Testament (ce qu’ils faisaient fréquemment) ils utilisaient le Septante Grecque plutôt que l’Ancien Testament Hébreu dans leur citations.

Traduction  & Transcription dans le Septante

Le schéma ci-dessous montre l’impact de tout ceci dans les Bibles modernes où les étapes de traduction sont visualisées dans les quadrants.

Ceci montre le parcourt de traduction de la Bible d'origine vers la Bible contemporaine.
Ceci montre le parcourt de traduction de la Bible d’origine vers la Bible contemporaine.

Le texte de l’Ancien Testament Hébreu d’origine trouvé dans le quadrant #1 est accessible aujourd’hui dans le texte Massorétique et les Rouleaux de la Mer Morte. Le Nouveau Testament Grecque est dans le quadrant #2. Étant donné que le Septante était une traduction de l’Hébreu vers le Grecque, ceci est matérialisé par une flèche allant du quadrant #1 au quadrant #2 de sorte que le quadrant #2 contienne à la fois l’Ancien et le Nouveau Testament. Dans la moitié basse (#3) se trouve une langue moderne dans laquelle la Bible est traduite. Les traducteurs ont dû décider si le choix du vocabulaire était mieux dans le langage du récepteur, en utilisant la translitération ou alors la traduction, comme expliqué ce dessus. Ceci est illustré par les flèches vertes intitulées transcrire ou traduire de chaque côté, montrant que les traducteurs pouvaient choisir l’une ou l’autre des approches. Considérée dans son ensemble, cette illustration montre par quel processus les textes bibliques sont passés de l’Hébreu et du Grecque vers les langues modernes d’aujourd’hui.

L’origine de ‘Christ’

Dans l’illustration suivante, je suis à nouveau le procédé ci-dessus mais, cette fois-ci, je me concentre spécifiquement sur le terme ‘Christ’ qui apparaît dans nos Nouveaux Testaments modernes.

D’où vient ‘Christ’ dans la bible?

Titre 'Christ' dans la Bible
Titre ‘Christ’ dans la Bible

Nous voyons que dans l’Ancien Testament Hébreu d’origine, le terme était ‘mashiyach’ ce qui est définit dans le dictionnaire hébreu comme une personne ‘ointe ou consacrée’. Les Prêtres hébreux et les Rois de la période de l’Ancien Testament étaient oints (frictionnés d’huile de façon cérémonielle) avant de rentrer en fonction, ils étaient donc les consacrés ou mashiyach. Cependant, certains passages prophétiques de l’Ancien Testament parlaient aussi d’un mashiyach spécifique (avec l’article définit ‘le’) dont la venue était prophétisée. Lorsque le Septante fut développé en 250 avant JC, les traducteurs choisirent un mot en Grecque ayant une signification similaire, Χριστός (qui raisonne comme Christos), qui venait du mot Chrio, qui signifiait frictionner d’huile de façon cérémonielle. Par conséquent, le mot Christos fut traduit par son sens (et non transcrit par son son) de l’Hébreu original ‘mashiyach’ vers le Septante grecque faisant référence spécifiquement à cette personne. Les auteurs du Nouveau Testament comprirent que Jésus était cette même personne dont le Septante se référait, et ainsi ils continuèrent à utiliser le mot Christos dans les écrits pour désigner Jésus comme ce mashiyach. Mais lorsque nous sommes passés à l’époque moderne, il n’y avait pas de mot connu avec une signification similaire donc Christos fut transcrit du Grecque par ‘Christ’.

‘Christ’ est donc un titre très spécifique trouvant ses racines dans l’Ancien Testament, dérivé par traduction de l’Hébreu vers le Grecque et ensuite transcrit du Grecque. L’Ancien Testament Hébreu est traduit directement en Français et les traducteurs ont fait différents choix en traduisant l’Hébreu original ‘mashiyach’ en Français. Certaines traductions ont transcrit l’Hébreu mashiyach par Messie. D’autres traductions ont traduit mashivach par sa signification et donc on trouve ‘celui qui est consacré’ dans ces passages spécifiques de l’Ancien Testament.

Comme nous ne voyons pas le mot ‘Christ’ dans l’Ancien Testament, cette connexion à l’Ancien Testament n’est pas vraiment apparente. Cependant, de part cette analyse, nous savons que le Christ biblique = Messie = celui qui est consacré et nous savons que c’était un titre spécifique.

Les lecteurs du Nouveau Testament Grecque original auraient vu directement le Christos du Septante et auraient vu la connexion directe alors que nous, nous devons ‘creuser’ davantage pour la voir.

Le Christ prédit au 1er siècle

Armés de cette connaissance, faisons quelques observations concernant les récits de l’Evangile. Ci-dessous nous trouvons la réaction du Roi Hérode lorsque les Mages venant de l’Est vinrent chercher le Roi des Juifs, un passage bien connu de l’Histoire de Noël. Notez que ‘le’ précède Christ, même s’il ne fait pas specifiquement référence à Jésus.

           Quand le roi Hérode apprit cela, il fut troublé et tout Jérusalem avec lui. Il rassembla tous les chefs des prêtres[a] et spécialistes de la loi que comptait le peuple et leur demanda où le Messie devait naître. Mattieu 2:3-4

On voit que l’idée même du terme ‘le Christ’ était déjà communément acceptée par Hérode et ses conseillers religieux – avant même que Jésus soit né – et cette idée et utilisée ici sans faire particulièrement référence à Jésus .

C’est parce que ‘Christ’ vient de l’ Ancien Testament qui était communément lu par les Juifs du premier siècle (tels que Hérode et les grands prêtres de son époque) dans le Septante Grecque.

‘Christ’ était (et est toujours) un titre, pas un nom. Sachant cela, on peut d’ores et déjà rejeter les notions absurdes que ‘Christ’ était une invention chrétienne ou encore une invention venant de quelqu’un comme l’Empereur Constantin de l’époque 325 après J.C., idée rendue populaire par des films tels que le Code Da Vinci. Le terme existait des centaines d’années avant qu’il n’y ait des chrétiens ou avant même que Constantin n’accède au pouvoir.

‘Le Christ’ dans les prophéties de l’Ancien Testament

En fait, le terme prend un titre définitivement prophétique dans les Psaumes écrits par David 1000 ans av. J.C. – c’est à dire bien avant la naissance de Jésus. Regardons ces premiers événements.

 Les rois de la terre se soulèvent
et les chefs se liguent ensemble
contre l’Eternel et contre celui qu’il a désigné par onction:
 «Arrachons leurs liens,
jetons leurs chaînes loin de nous!»
Celui qui siège dans le ciel rit,
le Seigneur se moque d’eux.
 Puis il leur parle dans sa colère,
il les épouvante dans sa fureur:
 «C’est moi qui ai établi mon roi
sur Sion, ma montagne sainte!»
 Je veux proclamer le décret de l’Eternel.
Il m’a dit: «*Tu es mon fils,
je t’ai engendré aujourd’hui!
Psaumes 2:2-7

Au premier siècle, le Septante Grecque était lu de façon beaucoup plus courante que l’Hébreu (à la fois chez les Juifs et les non Juifs). Le Psaume 2 dans le Septante se lisait de la façon suivante ( j’utilise le français avec la transcription Christos pour que vous puissiez ‘voir’ le titre Christ de la même façon qu’un lecteur du Septante):

Les rois de la terre se soulèvent et les chefs se liguent ensemble contre l’Eternel et contre celui qu’il a désigné par onction…Psaume 2

Dans ce passage, vous pouvez désormais ‘voir’ Christ comme un lecteur du premier siècle. Le Psaume continue avec d’avantage de références à ce Christ qui allait venir. J’ai mis le passage standard et le passage transcrit avec ‘Christ’ côte à côte afin que vous puissiez voir ceci.

Psaume 132 – de l’Hébreu Psaume132 – du Septante
Eternel…10 A cause de David, ton serviteur,
Ne repousse pas ton oint!
11 L’Eternel a juré la vérité à David,
Il n’en reviendra pas:
Je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles….
17 Là j’élèverai la puissance de David,
Je préparerai une lampe à mon oint,
18 Je revêtirai de honte ses ennemis,
Et sur lui brillera sa couronne.
Eternel…10 A cause de David, ton serviteur,
Ne repousse pas ton Christ!
11 L’Eternel a juré la vérité à David,
Il n’en reviendra pas:
Je mettrai sur ton trône un fruit de tes entrailles….
17 Là j’élèverai la puissance de David[b],
Je préparerai une lampe à mon Christ,
18 Je revêtirai de honte ses ennemis,
Et sur lui brillera sa couronne.

Vous voyez que le Psaume 132 parle spécifiquement au temps futur (“v.17 …je ferai grandir la puissance de David, ) tout comme de nombreux passages à travers l’Ancien Testament. Il est important de se souvenir de ceci lorsqu’on évalue les prophéties. Il ne s’agit pas pour les auteurs du Nouveau Testament de prendre simplement quelques idées venant de l’Ancien Testament et de les ‘ajuster’.  ll est clair que l’Ancien Testament, sans même considérer le Nouveau Testament, fait des affirmations et des prédictions avec des airs de futur. Le Roi Hérode savait que les prophètes de l’Ancien Testament avaient fait des prédictions concernant la venue de ‘Christ’ – c’est pourquoi il était prêt à recevoir la nouvelle. Il fallait juste que ses conseillers lui donnent les détails concernant ces prédictions. C’est un fait connu que les juifs attendent la venue de leur Messie (ou Christ). Le fait qu’ils attendent la venue de leur Messie n’a rien à voir avec Jésus ou le Nouveau Testament ( puisqu’ils n’en tiennent pas compte) mais est entièrement lié aux prédictions et prophéties de l’Ancien Testament.

Les prophéties de l’Ancien Testament: précises comme un verrou dans un système d’anti-vol à clé.

Le fait que les écrits de l’Ancien Testament soient explicitement prédictifs du futur les fait apparaître plutôt dérisoires en comparaison des vastes étendues littéraires produites à travers l’histoire de l’humanité.

C’est comme le verrou d’une porte. Un verrou est créé avec un forme spécifique afin que seule une ‘clé’ spécifique puisse le déverrouiller. De la même façon, l’Ancien Testament est comme un verrou. Nous avons vu que les spécifications ne se trouvent pas seulement dans ces deux Psaumes dont j’ai fait référence mais nous en avons déjà vu d’autres dans les articles sur Adam, le sacrifice d’Abraham, et la Pâque de Moïse (veuillez revoir ceci si cela ne vous est pas familier). Le psaume 132 ajoute la spécificité que ‘le Christ’ serait de la lignée que David. Donc le ‘verrou’ a des spécifications qui se précisent de plus en plus dès lors que nous examinons les passages prophétiques à travers l’Ancien Testament. En étudiant le Nouveau Testament, vous remarquerez qu’il y a beaucoup de prophéties spécifiques faites par différents auteurs au long de l’Ancien Testament, qui se réalisent en Jésus Christ. C’est mettre son temps à profit que de s’informer sur ces prophéties et j’en examinerai plusieurs dans de prochains articles.

La voix de l’antique promesse qui résonne encore autour du monde

On peut observer de nos jours une tendance de presse mondiale qui se dégage des autres et qui vaut la peine qu’on s’y attarde. Chaque mois, et même chaque semaine, un flot incessant de rapports et de nouvelles maintient la nation d’Israël régulièrement en évidence. Le conflit avec les Palestiniens, les guerres environnantes ainsi que les tensions au Moyen-Orient sont généralement amplifiés à cause de l’État d’Israël afin que le reste du monde entende toujours parler de ce pays. C’est plutôt inhabituel étant donné qu’Israël est un petit pays en termes géographique, économique et démographique.

Le fait que des événements ayant lieu dans ce minuscule pays d’Israël des temps modernes aient des échos dans le monde entier devrait nous amener à considérer ce qui a déclenché la chaîne d’événements qui ont conduit à cette situation particulière. Pour bien saisir cela, nous devons nous rapporter aux premières pages du livre de la Genèse dans la Bible, où, il y a environ 4000 ans, un individu sans importance a entrepris un voyage de camping qui n’en finissait plus et est devenu célèbre dans le monde entier et le demeure encore aujourd’hui. Cela est assez remarquable en soi, mais comprendre cette histoire comporte des implications bien au-delà des causes et des effets historiques. Le Livre Saint dit que cette histoire aura une incidence sur le résultat de votre destinée éternelle et la mienne. S’il y a la moindre chance que cela soit vrai, nous ferions bien d’être attentifs.

L’homme d’autrefois dont il est question est Abraham (aussi appelé Abram). Le récit de la Bible est si ancien qu’il n’existe pas beaucoup de preuves externes pour réfuter ou confirmer les événements. Mais il y en a quelques-unes. Parmi les 17 000 tablettes d’Ebla découvertes en 1975 et 1976 dans le nord de la Syrie et âgées d’environ 4200 ans, on fait mention de Sodome, Gomorrhe, Adma, Tseboïm et Tsoar comme des «villes de la plaine», les mêmes noms et phrases descriptives utilisés dans Genèse 13: 2 et Genèse 14: 2 – les endroits où Abraham a fait son «camping». Nous avons donc des raisons préalables et suffisantes pour prendre au sérieux ce récit.

 La promesse à Abraham

Le récit biblique d’Abraham commence avec Dieu qui lui fait les promesses suivantes:
«Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai;
Je rendrai ton nom grand et tu seras une source de benediction.
Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront;
… et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.» (Genèse 12: 2-3)

 … promesses accomplies grâce à la renommée d’Abraham

La plupart d’entre nous aujourd’hui se demande s’il y a vraiment un Dieu et s’il s’est réellement révélé à travers le récit biblique ou non. Et dire que nous avons sous les yeux cette promesse, dont certaines parties sont vérifiables. Ce récit mentionne Dieu promettant directement à Abraham :“ Je rendrai ton nom grand ”. Nous voici bien établis dans le 21e siècle et le nom d’Abraham / Abram est l’un des noms les plus reconnus à l’échelle mondiale de l’Histoire de l’humanité.

Cette promesse est devenue une réalité littérale, historique et vérifiable. La première copie encore existante de la Genèse vient des Manuscrits de la Mer Morte, qui datent d’entre 200 à 100 ans avant J-C. Cela signifie que cette promesse a, à tout le moins, été mise par écrit depuis ce temps. Pourtant, à ce moment-là, la personne et le nom d’Abraham n’étaient connus que de la minorité de Juifs qui suivaient la Thora. Nous pouvons donc voir que l’accomplissement est survenu seulement après qu’elle a été écrite, pas avant. Nous ne sommes certainement pas devant le cas d’un événement consigné après le fait.

… grâce à sa grande nation

Ce qui est également étonnant est qu’Abraham n’a vraiment rien accompli de remarquable dans sa vie – le genre de chose qui rend normalement le nom de quelqu’un «grand ou célèbre». Il n’a rien écrit d’extraordinaire (comme l’Odyssée d’Homère ou le Code d’Hammourabi), il n’a pas été à la tête d’un empire (comme les Pharaons d’Egypte), il n’a pas conduit de campagnes militaires impressionnantes (comme Hannibal ou Alexandre le Grand ), ni rien inventé. Il n’a rien fait d’exceptionnel, à part camper et engendrer quelques lignées. Si vous aviez eu l’habitude de parier en ce temps-là, vous auriez sans doute misé sur un des rois, des généraux, des guerriers, ou encore des poètes de l’époque pour devenir grand et célèbre dans         l’Histoire. Mais tous ces noms sont tombés dans l’oubli – tandis que l’homme qui réussit à peine à engendrer quelques fils dans le désert est devenu célèbre dans le monde entier. Son nom est devenu grand seulement parce que les nations qu’il a engendrées ont inscrit son nom dans leurs annales – et qu’ensuite seulement des individus et des nations qui sont sortis de lui sont devenus grands. C’est exactement ce qui avait été promis il y a longtemps dans Genèse 12 : «Je ferai de toi une grande nation … je rendrai ton nom grand”. Je ne peux penser à personne d’autre dans toute l’Histoire qui est devenu grand uniquement à cause de ses descendants et non à cause de ses exploits.

… Par la volonté de celui qui a fait la promesse

Tant qu’à la nation qui descend aujourd’hui d’Abraham – les Juifs – elle n’était jamais vraiment une nation avec laquelle nous associons généralement la grandeur. Ils n’ont pas construit de grandes structures architecturales comme les pyramides d’Égypte, écrit de dissertations philosophiques comme les Grecs, ou été des administrateurs ou des bâtisseurs comme les Romains – qui l’ont fait dans le contexte de puissances mondiales étendant leurs vastes frontières grâce à leur pouvoir militaire extraordinaire. La renommée du peuple juif est principalement due au livre de la Thora dont ils sont à l’origine, à quelques individus remarquables issus de leur lignée, et au fait qu’ils ont survécu depuis des milliers d’années comme peuple distinct et à part. Leur grandeur n’est pas vraiment liée à ce qu’ils ont accompli, mais plutôt à ce qu’on leur a fait et à ce qui a été fait à travers eux. Arrêtons-nous maintenant sur la raison qui allait mener cette promesse à l’aboutissement. Là, noir sur blanc, il est écrit à plusieurs reprises “Je vais …”. La façon unique par laquelle leur grandeur a joué un rôle dans l’histoire s’inscrit remarquablement une fois de plus dans cette déclaration que c’est Dieu qui rendrait cela possible et non leur propre capacité, leurs efforts de conquête ou la puissance de leur «grande nation». L’attention portée à travers le monde aujourd’hui pour les nouvelles en provenance d’Israël est un cas d’espèce. Entendez-vous régulièrement parler d’événements d’actualité en Hongrie, en Norvège, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Bolivie, ou en République Centrafricaine – tous des pays de taille similaire à travers le monde?

Rien de naturel dans l’Histoire, ni dans aucun événement humain, n’aurait pu mener à l’accomplissement de cette ancienne promesse telle que déclarée à cet homme d’autrefois qui, parce qu’il a eu confiance en cette promesse, a choisi le «chemin le moins fréquenté». Pensez à combien peu probable cette promesse allait se réaliser. Mais elle s’est accomplie et continue à s’accomplir, comme déclaré il y a des milliers d’années. Il n’y a aucun doute que c’est uniquement sur le pouvoir et l’autorité de celui qui a fait la promesse que celle-ci s’est réalisée.

 Le périple qui secoue encore le monde

Abraham trekCette carte montre l’itinéraire du voyage d’Abraham.

La bible déclare ensuite qu’ «Abram partit comme l’Éternel le lui avait dit» (v. 4). Il s’est mis en route pour le voyage indiqué sur la carte et dont on parle encore aujourd’hui.

 

Des bénédictions pour nous

Mais il y a plus encore! La bénédiction n’était pas seulement pour Abraham puisqu’il est aussi dit que «toutes les familles de la terre seront bénies en toi” (c’est-à-dire à travers Abraham). Cela devrait nous secouer vous et moi et nous pousser à prêter attention. Parce que vous et moi faisons partie de “toutes les familles de la terre”- quels que soient notre religion, notre origine ethnique, notre pays, notre statut social ou notre langue. La portée de cette promesse englobe tout le monde aujourd’hui! Comment? Quand? Quel genre de bénédiction? Ce n’est pas clairement indiqué ici, mais c’est le début de quelque chose qui nous affecte directement vous et moi. Puisque nous savons que les premières parties de cette promesse se sont réalisées, nous pouvons avoir l’assurance que la dernière partie qui s’applique à nous, s’accomplira également. Nous n’avons besoin que de la clé pour résoudre l’énigme. Et nous la trouverons en continuant à suivre le parcours d’Abraham. La clé de «justice» que tant de personnes dans le monde entier cherchent ardemment à découvrir nous sera révélée dans notre prochain article où nous continuerons à suivre les traces de cet homme remarquable.

Le compte à rebours est lancé – dès l’origine

Dans les articles précédents j’ai considéré la chute de l’homme à partir de son état créé à l’origine. Mais la Bible poursuit un plan conçu par Dieu. Ce plan est centré sur une Promesse.

La Bible – une vraie bibliothèque

Pour bien comprendre cette Promesse il faut connaître les principes de base de la Bible. Bien qu’il s’agisse d’un livre, une appellation plus juste serait celle d’une bibliothèque portable. En effet elle inclut un recueil de livres, écrits par un groupe d’auteurs variés sur une durée de plus de 1500 ans, et reliés de nos jours en un seul tome. Ce fait unique distingue la Bible de tous les Grands Livres du monde. Les différents livres de la Bible présentent des thèses, déclarations et prédictions reprises plus tard par d’autres écrivains. Si la Bible n’avait qu’un seul auteur, ou groupe d’auteurs qui se connaissent, cela ne devrait pas surprendre. Mais les auteurs de la Bible sont séparés par des centaines voire des milliers d’années et sont de classes sociales diverses; ils écrivent dans des civilisations, des langues et des genres littéraires différents; et cependant les messages, allusions et prédictions sont repris sans heurt par les auteurs suivants, ou s’accomplissent par des faits historiques vérifiables en dehors de la Bible. La Bible se distingue ainsi sur un plan tout différent – et en connaissance de cause nous cherchons à comprendre son message. Les manuscrits actuels des livres de l’Ancien Testament (livres qui précèdent Jésus) datent d’environ 200 av. J.-C., beaucoup plus récents que les textes de base pour tout autre livre de l’antiquité.  Et comme le dit l’article sur la fiabilité textuelle, les manuscrits du Nouveau Testament datent d’à partir de 125 apr. J.-C.

La promesse de l’Évangile dans le Jardin

Nous voyons cette aptitude prophétique dans le récit de la Création et de la Chute tout au début du livre de la Genèse dans la Bible. (La Genèse est écrite par Moïse environ 1500 av. J.-C.). Autrement dit, bien qu’il relate le Commencement, le récit est rédigé avec l’Aboutissement en vue.  Voici une Promesse alors que Dieu se confronte à Satan (ou le diable) et lui parle sous forme d’énigme :

“… Je (Dieu) placerai l’inimitié entre toi (Satan) et entre la femme, entre ta semence et entre sa semence.  Lui, il te visera la tête et toi tu lui viseras le talon.” (Genèse 3:15)

Une Promesse sous forme d’énigme – mais compréhensible. En lisant attentivement vous verrez que cinq personnages différents y sont mentionnés ET qu’elle est prophétique car elle porte le regard vers l’avenir (voir l’utilisation répétée des verbes au futur). Voici les personnages:

  1. Dieu
  2. Satan
  3. La femme
  4. La descendance de la femme
  5. La descendance de Satan

Et l’énigme décrit comment ces personnages interagiront à l’avenir. Voici le schéma :

Les relations décrites entre les personnages dans la Promesse
Les relations décrites entre les personnages dans la Promesse

 

 

Le texte ne dit pas qui est ‘la femme’ mais Dieu s’assurera de ce que Satan et la femme, tous les deux, aient une ‘semence’. Il y aura ‘inimitié’ ou haine entre les descendances et entre la femme et Satan. Satan ‘visera le talon’ de la descendance de la femme tandis que la descendance de la femme ‘visera la tête’ de Satan.

Déductions sur la Descendance – un ‘il’

Jusqu’à présent nous n’avons fait d’observations que sur le texte en soi. Passons donc à des déductions raisonnées. Du fait que la ‘semence’ de la femme est dénommé ‘il’ nous savons qu’il s’agit d’un seul être humain de sexe masculin. Cela nous permet d’éliminer quelques interprétations possibles. En tant que ‘il’ la descendance n’est pas ‘elle’ et donc ne peut être une femme – mais ‘il’ vient d’une femme. En tant que ‘il’ la descendance n’est pas ‘ils’, ce qui pourrait être le cas, soit un groupe de personnes, ou une race, ou une équipe, ou une nation. A plusieurs reprises et de différentes manières des personnes ont cru que ‘ils’ au pluriel serait la réponse. Mais la descendance, en tant que ‘il’, n’est PAS un groupe de personnes, qu’il s’agisse d’une nation ou d’un groupe religieux comme les Juifs, les Chrétiens ou les Musulmans, etc. En tant que ‘il’ la descendance n’est pas une ‘chose’ (la descendance est une personne). Cela élimine l’interprétation de la descendance comme étant une philosophie, un enseignement, une technologie, un système économique ou politique, ou une religion donnée. Une ‘chose’ de ce type serait et s’avèrerait encore la solution préférée aux problèmes du monde. Nous croyons que la solution à notre situation est un genre de ‘chose’; les meilleurs penseurs humains au cours des siècles préconisent donc différents systèmes politiques ou éducationnels, technologies, religions, etc.  Mais dans cette Promesse une direction tout autre est indiquée. Dieu avait autre chose à l’esprit – un ‘il’. Et ce ‘il’ écraserait la tête du serpent.

Autre remarque intéressante dans ce qui n’est pas dit. Dieu ne promet pas de descendance à l’homme comme il le promet à la femme. Le fait est vraiment extraordinaire vu l’importance des fils venant de pères à travers la Bible.  De fait, les critiques en Occident décrient l’omission des lignées venant de femmes dans les généalogies de la Bible. La Bible nous paraît ‘sexiste’ puisqu’elle ne considère que les fils d’hommes. Mais ce cas est différent – aucune promesse n’est faite d’une descendance (un ‘il’) venant d’un homme. Il est dit seulement qu’une descendance viendra de la femme, sans faire mention d’un homme.

Parmi tous les êtres humains qui ont existé et qui me viennent à l’esprit, soit historiquement soit mythiquement, seuls deux n’ont jamais eu de père physique. Le premier est Adam, créé directement par Dieu. Le second est Jésus, né d’une vierge (comme l’affirme le Nouveau Testament) – donc pas de père humain. Est-ce Jésus qui est annoncé par l’énigme? Cela correspond à l’observation de la descendance en tant que ‘il’, non pas ‘elle’, ‘ils’ ou une ‘chose’. Si vous lisez l’énigme avec cette perspective quelques éléments se mettent en place.

Lui viseras le talon‘??

Que veut dire le texte quand il parle du serpent qui viserait ‘le talon’? Je ne l’ai compris qu’après avoir travaillé dans les jungles du Cameroun. Nous devions porter de grosses bottes en caoutchouc même dans la chaleur humide – parce que les serpents s’y faufilent dans l’herbe haute et vous viseraient le pied – c.-à-d. le talon – et vous mourriez. Le premier jour j’ai presque marché sur un serpent, et j’aurais pu en mourir. Je comprends l’énigme maintenant. Le ‘il’ allait détruire le serpent, mais le prix qu’il devrait payer, serait sa mort. L’énigme annonce effectivement la victoire accomplie par la mort de Jésus.

La descendance du serpent?

Mais qui est l’autre protagoniste, la descendance de Satan? Bien que le temps nous manque pour l’examiner en détail, les Livres ultérieurs parlent d’une personne future. Notez les descriptions:

“… quand les méchants auront mis le comble à leur révolte contre Dieu, s’élèvera un roi dur et expert en intrigues.

Sa puissance ira en croissant, mais non par sa propre force. Il causera d’incroyables ravages et réussira dans tout ce qu’il entreprendra; il exterminera de puissants adversaires et décimera les membres du peuple saint.

Grâce à son habileté, il réussira à tromper beaucoup de gens, l’orgueil remplira son cœur, il fera périr bien des hommes qui vivaient en paix; il s’insurgera même contre le Prince des princes, mais il sera brisé sans aucune intervention humaine.” (Daniel 8: 23-25; écrit par Daniel à Babylone vers l’an 550 av. J.-C.)

Un homme, soutenu par une puissance invisible défiera le ‘Prince des princes’ mais sa tête aussi ‘sera visée’.

Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, …

Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et qu’apparaisse l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition,

l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu. (2 Thessaloniciens 2:1-4; écrit par Paul en Grèce vers l’an 50 apr. J.-C.)

Et le dernier livre de la Bible, éloigné de la Promesse dans la Genèse par des milliers de pages et d’années, prédit :

La bête que tu as vue était. Elle n’est plus, elle va monter de l’abîme pour aller à la perdition. Les habitants de la terre dont le nom n’est pas écrit dans le livre de vie depuis la fondation du monde, s’émerveilleront en voyant la bête, car elle était, elle n’est plus et elle viendra.

C’est ici qu’il faut une intelligence éclairée par la sagesse. (Apocalypse 17:8-9; écrit par Jean sur une île au large de la Turquie vers 90 apr. J.-C.)

Ces livres ultérieurs (notez à nouveau la diversité d’auteurs, de cadres et d’époques) parlent très clairement d’un compte à rebours jusqu’à un conflit entre la descendance de la femme et celle de Satan. Mais l’idée à l’état embryonnaire est déjà mentionnée dans cette Promesse de la Genèse, au tout début de l’histoire biblique,  et les détails viendront. L’apogée de l’histoire, c’est-à-dire le compte à rebours jusqu’à la bataille commencée il y a bien longtemps entre Satan et Dieu dans le Jardin est donc prévu dès le début – dans le premier Livre. On pourrait presque croire que l’histoire est vraiment Son Histoire.

Adam a-t-il réellement existé? Voyons le témoignage du Chinois ancien

La Bible est un livre remarquable. Pour une chose, elle affirme d’être divinement inspirée, donc avoir enregistré avec précision les actions de Dieu à travers l’histoire. Comme j’ai passé beaucoup de temps à lutter avec cela, j’ai surtout questionné cette affirmation d’exactitude historique dans les quelques premiers chapitres du premier livre biblique: la Genèse. C’est le récit d’Adam et Ève, le paradis, le fruit défendu, le tentateur, suivie par les récits de Noé survivants du déluge du monde entier. Je pensais, comme la plupart d’entre nous aujourd’hui pense, à ces histoires comme d’autres événements, étant des métaphores poétiques.  “Après tout, n’est-ce pas ce que tout le monde croit, et ce que nous apprenons tous à l’école et dans les médias?”

Comme j’ai cherché plus profondément, j’ai réalisé que ce n’était pas aussi simple que j’avais d’abord pensé. J’ai appris que les «faits» de l’histoire naturelle n’étaient pas du tout, des interprétations basées sur des hypothèses controversées. Ensuite, j’ai fait des découvertes de plusieurs sources, qui ont fortement suggéré, que peut-être ces récits de la Genèse étaient, en fait, arrivés.

La plus intéressantes de ces découvertes est caché dans la calligraphie chinoise. Pour comprendre la signification de ces découvertes, j’ai d’abord dû apprendre quelques informations à propos des Chinois.

L’écriture chinoise a commencé au début de la civilisation chinoise, qui date d’environ 4,200 années. Cela signifie, que l’écriture chinoise a été développée environ 700 ans avant que Moïse édite le livre de la Genèse (environ 1,500 av. J-C). Nous pouvons reconnaître la calligraphie chinoise lorsque nous la voyons. Ce que plusieurs d’entre nous ne connaissons pas, c’est que les idéogrammes ou les images des «mots» chinois sont compossés à partir des images simples appelées radicaux. C’est très semblable à la façon dont nous prenons des mots simples en français (comme «abat» et «jour») et les relions en mots composés «abat-jour». La calligraphie chinoise a très peu changé au cours de ses milliers d’années. Nous savons cela, à partir des scriptes qu’on retrouvent sur les poteries anciennes et les artefacts osseux. C’est seulement qu’au 20ème siècle avec l’augmentation du parti communiste chinois, que le scripte a été simplifié.

Prenons par exemple, l’idéogramme chinois pour la notion abstraite «premier». Comme montré ici!

Slide1Cet idéogramme est vraiment un composé de radicaux plus simples, comme illustré. Vous pouvez voir comment ces radicaux se trouvent tous reliés dans l’idéogramme «premier». La signification de chacun des radicaux ci-dessus est également démontrée. Donc, ce que cela signifie, c’est qu’il y a longtemps (environ 4,200 années) lorsque les premiers scribes chinois formaient la calligraphie chinoise, ils ont relié les radicaux, à la signification de «vivant» + «poussière» + «homme» => «premier».

Mais pourquoi? Quel lien inné y a-t-il entre «poussière» et «premier», par exemple? Il semble-y en avoir peu, si quelconque. Cependant, en réfléchissant à la connexion aux côtés de la création, le récit est frappant.

 «L’Éternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant (Genèse 2:7). »

Le «premier» homme (Adam) formé de la poussière à été rendu à la vie! Mais comment le Chinois ancien arrive-t-il à cette connexion 700 ans avant que la Genèse soit compilée? Examinons ce qui suit:

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Les radicaux de «poussière» + «le souffle de la bouche» + «vivant» sont reliés pour faire l’idéogramme «de parler». Mais alors, «de parler» est lui-même relié avec «marcher» pour former «créer».

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Parler + marcher => créer en chinois

Mais quel est le lien inné entre «poussière», «le souffle de la bouche», «vivant», «marcher» et «créer» qui a poussé le Chinois ancien d’utiliser ce composé? Cela apporte également un parallèle frappant avec la Genèse 2:7, cité ci-dessus.

Ce parallèle se poursuit. Remarquez comment le «diable» est formé à partir de «l’homme se déplaçant secrètement dans le jardin». Le jardin! Quelle est la relation innée entre les jardins et les diables? Ils n’en ont pas du tout.

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Pourtant, le Chinois ancien compose cela en reliant «diable» avec «deux arbres» pour «tentateur»!

Ainsi, on a le «diable» sous le couvert de «deux arbres» est le «tentateur». Si j’allais faire une liaison innée à la tentation, je pourrais le relier à une femme tentante, ou un péché tentant. Mais pourquoi deux arbres? Qu’est-ce que «jardin» et «arbres» ont à voir avec «diable» et «tentateur»? Comparez maintenant avec le récit de la Genèse:

«L’ÉTERNEL Dieu planta un jardin vers l’Orient…et il mit l’arbre de la vie au milieu du jardin. Il y plaça aussi l’arbre du choix entre le bien et le mal.» (Genèse 2:8-9)

Le Serpent était le plus tortueux…Il demanda à la femme: Dieu avait faits.

—Vraiment, Dieu vous a dit:…(Genèse 3:1)

«Désirer» ou «convoiter» est de nouveau relié à une «femme» et «deux arbres». Pourquoi ne pas relier «le désir» dans un sens sexuel avec «femme»?

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Le récit de la Genèse nous fait montrer un lien entre «convoiter», «deux arbres» et «femme».

Cela serait une relation naturelle. Mais les Chinois ne le font pas.

 «Alors la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable aux yeux, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea. » (Genèse 3:6)

Considérer un autre parallèle remarquable. L’idéogramme chinois pour «un grand bateau» est indiqué ci-dessous.

Slide6Les radicaux qui composent cet idéogramme sont également présentés:

Ils sont «huit» «personnes» dans un «vaisseau». Si j’allais représenter un grand bateau, pourquoi ne pas avoir 3,000 personnes dans un bateau?  Pourquoi huit?  Intéressant, dans le récit biblique du déluge, il y a huit personnes dans l’Arche de Noé (Noé, ses trois fils et leurs épouses).

Les parallèles entre les premiers chapitres de la Genèse et la calligraphie chinoise sont remarquables. On pourrait même penser que les Chinois auraient lu la Genèse et auraient emprunté d’elle, mais l’origine de leur langue précède Moïse de 700 ans, et la Chine et le Moyen-Orient sont si éloignés l’un de l’autre. Coïncidence? Peut-être. Mais pourquoi tant de «coïncidences»? Et pourquoi n’y a-t-il pas de tels parallèles du chinois, avec les histoires suivantes d’Abraham, d’Isaac et de Jacob de la Genèse?

Mais que faire si la Genèse enregistre des événements historiques réels – même aux premiers chapitres de la Genèse? Ensuite les Chinois – comme un groupe ethnique et linguistique – donnent l’origine de Babel (Genèse 11) comme le ferait tous les anciens groupes linguistiques / ethniques. Le récit de Babel nous raconte comment les descendants des survivants du déluge ont eu leurs langues confondues par Dieu, de sorte qu’ils ne pouvaient plus se comprendre les uns des autres. Cela a abouti à leur migration en dehors de la Mésopotamie, et limitait l’inter mariage dans leur propre linguistique / groupe famille. Ceci explique les origines des différentes races humaines. Les chinois étaient un de ces groupes de personnes, se dispersant de Babel et au moment de l’élaboration de leur calligraphie, la Création de la Genèse / les récits du Déluge, était l’histoire récente pour eux – dont ils se souvenaient bien.

Alors, quand ils ont développé le scripte pour des concepts abstraits comme «convoiter», «tentateur», etc. ‘ils ont conservé des récits de leur histoire qui ont été bien compris. De même, pour le développement de noms superlatifs – comme «grand bateau», ils prenaient des comptes superlatifs dont ils se souvenaient. Et ainsi, les récits de la Création et du Déluge ont été intégrés dans leur langue depuis l’aube de leur civilisation. Au fil des siècles, comme c’est souvent le cas, ils en ont oublié la raison initiale. Mais, si c’est le cas, alors le récit de la Genèse est l’enregistrement des événements historiques réels, et non seulement des métaphores poétiques.

Les chinois avaient peut-être aussi, l’une des plus longue tradition rituelle pratiquée sur la terre. Dès le début de la civilisation chinoise (environ 2,200 avant J-C), l’empereur chinois, sacrifiait toujours durant le solstice d’hiver, un taureau à Shang-Ti («l’Emperor du Ciel», c’est-à-dire Dieu). Cette cérémonie a été conservée à travers toutes les dynasties de la civilisation chinoise avait. En fait, cela a pris fin, il y a moins de cent ans, en 1911, lorsque le général Sun Yat-sen a renversé le dernier empereur de la dynastie Qing et que la Chine est devenue une république. Cette cérémonie se passait chaque année dans le «Temple du Ciel». C’est maintenant un profil d’attraction touristique recherché à Beijing. Donc, pour plus de 4,000 ans, un taureau était sacrifié chaque année par l’empereur chinois à l’Empereur Céleste. Mais pourquoi? Confucius (551-479 avant J-C) a posé cette même question. Il a dit:

 «Celui qui comprend les cérémonies des sacrifices terrestres et célestes…trouverait le gouvernement d’un royaume aussi facilement que d’examiner la paume de sa main! »

En d’autres termes, ce que Confucius disait, était que, quiconque pourrait déchiffrer ce mystère serait assez sage pour exécuter le royaume. Donc, à partir du moment où le Sacrifice de la frontière (comme on l’appelait) avait commencé (environ 2,200 avant J-C) à l’époque de Confucius (environ 500 avant J-C), l’importance du sacrifice avait été perdue par le people chinois – même s’ils en avaient gardé la tradition durant encore 2,400 années, jusqu’à 1911 après J-C.

Sans doute, si la signification de la construction de leur calligraphie n’avait pas été perdue, Confucius aurait pu trouver une réponse à sa question. Considérez maintenant les radicaux utilisés pour composer le mot «justice».

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Justice est un mot composé de «mouton» au-dessus de «moi». Et «moi», est un mot composé de «main» et «lance» ou «poignard». Cela exprime l’idée que ma main va tuer l’agneau et résulter en la justice. Le sacrifice ou la mort de l’agneau à ma place me donne la justice.

Quand on lit la Genèse, on est frappé par les sacrifices d’animaux qui ont lieu longtemps avant que le système sacrificiel juif soit commencé. Par exemple, Abel (le fils d’Adam) et Noé offrent des sacrifices (Genèse 4:4 & 8:20). Il semble que l’humanité au début avait la compréhension, que les sacrifices d’animaux étaient des images pour les aider à comprendre, que la mort en tant que remplacement pour eux, était nécessaire pour la justice. L’un des grands titres de Jésus était «l’agneau de Dieu » (Jean 1:29). Sa mort a été le sacrifice véritable qui accorde la justice – pour laquelle, tous les sacrifices d’animaux – y compris les anciens sacrifices de la frontière chinoise – étaient seulement une image. C’est ce que le sacrifice d’Isaac par Abraham nous a indiqué, ainsi que le sacrifice de la Pâque de Moïse. Mais curieusement, le Chinois ancien semble avoir commencé à comprendre bien longtemps avant qu’Abraham ou Moïse aient vécu, qui cependant, qu’ils avaient été oublié jusqu’au jour de Confucius.

Quand j’ai appris ces choses, j’ai été frappé par le fait que c’était la prevue, non seulement qui soutient l’idée, que le récit de la Genèse dans la Bible est historique, mais que le sacrifice et la mort de Jésus pour notre justice a été compris dès l’aube de l’histoire de l’humanté. La vie de Jésus, sa mort et sa résurrection étaient un plan divin qui a été donné comme signe pour que nous les reconnaissions dès le début des temps.

Ceci, bien sûr, va contre notre instinct. Comme j’ai parlé à des gens de toutes les origines religieuses et culturelles, je suis étonné à la façon dont nous avons tendance à penser que la justice est, soit basée uniquement sur la miséricorde de Dieu ou sur nos œuvres. Autrement dit, beaucoup pensent qu’aucun paiement est nécessaire pour le péché. Dans l’esprit de plusieurs d’entre nous, la justice de Dieu – qui exige le paiement – est mise en sourdine par sa miséricorde. Beaucoup d’entre nous pensons que certain paiement est en effet nécessaire, mais que nous pouvons recontrer le paiement par nous-mêmes en faisant de bonnes choses. Donc, nous essayons d’être bon ou religieux et tout cela va fonctionner. Ceci est contraire au message de l’Évangile qui dit:

«Mais maintenant Dieu a révélé comment il nous déclare justes sans faire intervenir la Loi…Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ.» (Romains 3: 21-22)

Pourquoi la mort de Jésus et sa résurrection, peut conférer la justice? Parce que cela satisfait le paiement de Dieu pour le péché. Est-ce que les anciens étaient au courant de quelque chose que nous dans notre culture moderne sommes en danger d’oublier. Considérons et explorons à travers ce site Internet, ce que les Chinois ont oublié.

Bibliographie

La découverte de la Genèse. C.H. Kang & Ethel Nelson. 1979

La Genèse et le Mystère Confucius ne pouvait pas résoudre. Ethel Nelson & Richard Broadberry. 1994

Est-ce que Constantin a corrompu l’Évangile et la Bible?

Au fil des années, on m’a demandé assez souvent sur Constantin . Il y a beaucoup de fausse information et de rumeurs qui circulent autour de lui . Des livres populaires et des films tels que le Da Vinci Code dépeignent Constantin comme l’empereur romain qui, fondamentalement, a inventé l’Évangile pour ses propres fins politiques. Est-ce vrai? Commençons par vérifier quelques faits faciles sur lui.

Constantin le Grand : Faits vérifiables

Constantin était l’empereur romain de 306 à 337 après JC . Avant son règne, la plupart des empereurs romains étaient ouvertement hostiles à l’Évangile. Ils ont tué et persécuté de nombreux disciples de l’Évangile. L’empereur Néron a commencé cette tendance en 64 après JC , quand il a pris des disciples de l’Évangile du premier siècle, les a attaché et fait plongé dans de l’huile pour ensuite être brûlés vivant comme des torches humaines pour l’éclairage dans son jardin du palais! Des empereurs successifs, dont Domitien , Marc-Aurèle, Dioclétien et d’autres ont continué ce genre de traitement . Mais Constantin a publié l’édit de Milan en 313, l’octroi de la tolérance religieuse à tous points de vue . Constantin est devenu le seul empereur de Rome a être victorieux dans une série de campagnes militaires contre d’autres rivaux . Au cours de ces campagnes, il se convertit au christianisme (du paganisme). Il y a beaucoup de débat aujourd’hui sur si sa «conversion» était sincère ou s’il l’a fait pour des fins politiques.

Le Concile de Nicée

En 325 après JC, Constantin a convoqué le concile de Nicée, la première réunion de l’empire à l’échelle de dirigeants de l’Église pour discuter de diverses controverses. Les gens aujourd’hui se demandent souvent si les évangiles ont été modifiés ou altérés, ou même sélectionnés (dans une conspiration arrière-salle) pour l’inclusion dans la Bible à ce moment . En fait, le point principal de discussion était la compréhension théologique de la relation entre Jésus et Dieu. Un camp (dirigé par Arius) a conclu qu’ils étaient de différentes essences, et l’autre camp (dirigé par Athanase) a tenu qu’ils étaient de la même essence. Nous savons donc que les interprétations théologiques ont été jalonnés et le Credo de Nicée a été rédigé à partir de ce conseil convoqué par Constantin.

Corruption ou complot?

Mais est-ce que les évangiles ont été modifiés ou sélectionnés à ce concile? Comme nous l’avons vu dans l’article sur la fiabilité de la Bible, il y a beaucoup de manuscrits aujourd’hui qui viennent de jusqu’à deux cents ans avant l’époque de Constantin (et le Concile de Nicée). Si ce concile (ou Constantin) avait changé les documents du Nouveau Testament, nous verrions alors ce changement dans les copies qui datent d’avant le Concile de Nicée en les comparant à ceux qui viennent après. Mais les copies ne montrent aucun changement . Nous voyons cela dans la frise chronologique ci-dessous où les manuscrits de la Bible aujourd’hui datent d’avant Constantin et le Concile de Nicée jusqu’à deux cents ans.

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D’où vient la Bible?

 

Mais est-ce que ce sont les “mauvaises” évangiles qui ont été choisis pour être incluse dans la Bible à ce point? Nous savons que ceci n’était pas le cas, parce que les deux côtés du débat (Arius et Athanase) ont utilisé les mêmes évangiles et épîtres (ceux qui sont dans la Bible maintenant) pour plaider leur cause. Arius et Athanase ne sont pas en désaccord sur ce que les documents scripturaires déclarent, et ils ne sont aucunemnet en désaccord sur les documents qui doivent être « dans » la Bible. Ils n’étaient pas d’accord, avec un débat animé, sur l’interprétation de ces mêmes écritures. Nous le savons parce qu’un compte des débats et des intrigues du Concile de Nicée et le rôle de Constantin en est préservé pour nous dans le rapport d’Eusèbe, qui était l’un des délégués à ce Concile. Les écrits d’Athanase sont également conservés.

Constantin versus la Bonne Nouvelle

Constantin a eu un impact énorme sur le développement du christianisme. Des célébrations chrétiennes comme Noël le 25 décembre, comment la date de la fête de Pâques est calculée, et une reprise de l’évangile comme étant contre-culturelle et vu avec méfiance par le gouvernement à devenir la norme culturelle de l’Europe en alliance avec le gouvernement, ont tous commencés avec Constantin.

 

Mais l’Évangile n’est pas à propos de la culture ou du pouvoir du gouvernement. Il s’agit d’un message de bonne nouvelle de Dieu reçu gratuitement dans les cœurs et les esprits des gens – et ensuite ce message change leurs cœurs. Et tout comme les barnacles qui s’ammassent sur la coque d’un navire peut fausser l’hydrodynamique d’une quille simplifié – et doivent être enlevés pour que le navire puisse retrouver sa capacité de se déplacer avec grâce dans l’eau – donc beaucoup du christianisme qui s’est développé depuis Constantin pourrait avoir besoin d’être gratté afin que nous puissions accéder l’évangile pur. Mais ceci peut être fait. Et la « raclette » avec laquelle nous pouvons trouver la Bonnes Nouvelle pur, c’est la Bible. Puisque les livres de la Bible n’ont pas été inventés, modifiés ou endommagés par Constantin, nous pouvons les utiliser pour obtenir une vue de Jésus et de son Évangile qui est présent depuis que ses disciples s’en allèrent proclamer son message.

Mais que dire de la théologie et des croyances qui ont venu du Concile de Nicée? Sont-ils corrompus? La très bonne nouvelle est que, puisque les écritures sur lesquelles ces interprétations ont été débattues sont ouvertes et disponibles pour nous aujourd’hui, nous pouvons considérer les Écritures, comprendre son message et évaluer ces mêmes interprétations et croyances. Tout ce que nous concluons sur les croyances et la théologie nous pouvons alors “posséder “ parce que nous les aurons examinées par nous-mêmes.

Il se peut qu’on décide, pour une multitude de raisons, de ne pas croire ou accepter l’Évangile. Ou nous pouvons décider de l’adopter. Mais évitons la notion vraiment stupide de mettre Constantin dans le mélange. Ça serait une mauvaise excuse, peu importe ce que nous décidons.